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Oeuvres Complètes De M. De Voltaire
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360 S’i-LEST UTiLE D’ENTRETENÎR

que de se livrer à sathéisme. Un athée qui seraitraisonneur violent et puissant, serait un fléau auílì calfuneste qu’un superstitieux sanguinaire. (*) P®

(^uand les hommes n’ont pas de notions sainesde la Divinité, les idées fausses y suppléent, J° c

comme dans les temps malheureux on trafique et!J l

avec de la mauvaise monnaie, quand on n’en a pas f

de bonne. Le païen craignait de commettre un *crime, de peur d’êíre puni par les faux dieux. LeMalabare craint d’être puni par fa pagode, Par- W

tout où il y a une société établie, une religion est M

nécessaire ; les lois veillent fur les crimes connus, deîtet la religion fur les crimes secrets. M P

Mais lorsqu'une fois les hommes font parvenus pisteà embrasser une religion pure et sainte, la supers- paiotticion devient non-seulement inutile , mais très- tljrít

dangereuse. On ne doit pas chercher à nourrir de naeEj

gland ceux que DIEU daigne nourrir de pain. Cet

La superstition est à la religion ce que l’astro- rentplogie est à Pastrcnomie, la-fille très-folle d'une pítitmère t ès-sage. Ces deux filles ontlong-temps sub- déskoijugué toute la terre. * de cro

Lorsque dans nos stècîes de barbarie ïl y avait trenteà peine deux seigneurs féodaux qui eussent chez ctqn’ceux un nouveau testament, il pouvait être pardon- Ênfimble de présenter des fables au vulgaire, c'est-àdire à ces seigneurs féodaux, à leurs femmes imbé- arrêt;cilles et aux brutes leurs vassaux : on leur filait qui J

croire que S* Christophe avait porté Pensant JESUS étonn

áu bord d’undrívíère à l'autre; on les repaissait ttlilid'histoires de sorciers et de possédés : ils imagfi rtvej1*3 Voyez ci-devant note 3i pec

fiaient- m u

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