4ïS ESPRIT,
selon elle, écoufer le brun de sa victoire. IIn J a vaincu à Pbarsale q»e parcs que Pompéea épousé Cornélie ! Que de peine pour direce qui n’est ni vrai, ni vraisemblable, ni con-venable , ni touchant !
Deux fois du monde entier j’ai causé la disgrâce.
C’est îe bis nocui mundo de Lucaìn. Ce versprésente une très-grande idée. Elle doit sur-prendre , il n’y manque que la vérité. Mais ilfaut bien remarquer que si ce vers avait feu-lement une faible lueur de vraisemblance , &$’il était échappé aux emportemens de la dou-leur il serait admirable ; is aurait alors toutela vérité, toute la beauté de la convenancethéâtrale.
Heureuse en mes malheurs si ce triste byménée
Pour ìe bonheur dn monde à Rome m’eut donnée ,
Er si j’euiïe avec moi porté dans ta maison
D’un astre'envenimé rinvincibîe poison ;
Oar enfin n’attcnás pas que j’abaiffe ma haine
Je te l’ai déjà dit, César, je suis romaine;
Eî quoique ta captive, nr. cœur tei que le mien t
De peur de í'éablier ne te demande rien.
C’est encore de Lucaln ; elle souhaite dansïa Pharsale d’avoir épousé César , & de n’avoireu à se louer d’aucun de ses maris.
utinarn in tholamìs invifi Cœjarïs ejsint
Infcíix çonjux & nullt lœtct mérita.
A
Ce sentiment n’est point dans la nature ; ilest à la foi s gigantesque & puéril ; mais du