2.34 E S S É W ï E sr s.
Ive paraissent fausses. Les principes du chris-tianisme bien gravés dans le cteur seraient in-finiment plus forts , &C. Oui , plus forts pourles empêcher de manier l’ëpée, pour les fairstrembler de répandre le sang de leur prochain rpour leur faire regarder la vie comme un far-deau dont le souverain bonheur est d’ètre dé-chargé.
On les enverrait , dit Bayle ,■ comme desbrebis au milieu des loups , Ji on. les fefaitaller repousser de vieux corps d’infanterie , oucharger des rêgimens de cuirassiers,
Bayle avait très~grande raison, Montesquieune s’est pas aperçu qu’en le réfutant , il nevoyait que les chrétiens mercenaires & san-guinaires d’aujourd'hui, & non pas des pre-miers chrétiens. Il semble qu’il ait voulu pré-venir les injustes accusations qu'il a essuyéesàs' fanatiques, en leur sacrifiant Bayle ; &Jl issy a rien gagné. Ce sont deux grands-hommesqui paraissent d'avis différent, & qui auraienteu toujours le même s’iís avaient été égalementlibres.
Le faux honneur des monarchies , les vertushumaines des républiques , la crainte servile desEtats despotiques , Rien de tout cela ne faitles soldats, comme lb prétend ïEsprit des lois.Quand nous levons un régiment dont le quartdéserte au bout de quinze jours, il n’y a pasun seul des enrôlés qui pense à l’honneur dela monarchie ; ils ne savent ce qoe c'est. I estroupes mercenaires de la république de Veniseconnaissent leur paye, & non la vertu répu-blicaine , de laquelle on ne parle jamais dansla place St Marc, Je ne crois pas en un mot