4.66 EXTRÊME,
Si i’ose dire mon avis fur cette taxe, jecrois que les éditions ne font pas fidelles ;les prix ne font du tout point proportionnés ;ces prix ne s’accordent pas avec ceux qui fontallégués par d’ Aubìgné , grand - père de ma-dame de Maintenon dans la confession de Saticì :il évalue un pucelage à íix gros, & l’incefleavec fa mère & fa soeur à cinq gros ; cecompte est ridicule. Je pense qu’il y avait eneffet une taxe établie dans la chambre de la'daterie pour ceux qui venaient fe faire ab-soudre à Rome, ou marchander des dispenses;mais que les ennemis de Rome y ajoutèrentbeaucoup pour la rendre plus odieuse. Con-sultez Bayle aux articles Bank, Finet, Dre-lìncourt.
Ce qui eífctrès-certain , c’est que jamais cestaxes ne furent autorisées par aucun concile ;que c’érait un abus énorme inventé par l’ava-rice , & respecté par ceux qui avaient intérêtà ne le pas abolir. Les vendeurs St les acheteursy trouvaient également leur compte : ainsi ■presque personne ne réclama jufqu’aux troublesde !a rétormation. II faut avouer qu’une con-naissance bien exacte de toutes ces taxis ser-virait beaucoup à f histoire de i’efprit humain.
F X T R t M E.
o u S essayerons içi de tirer de ce motextrême une notion qui pourra être utile.
On dispute tous les jours si à la guerre lafortune ou la conduite fait les succès.
Si dans les maladies la nature agit plus quela médecine pour guérir ou pour tuer.