g6 LETTRES DU ROI DE PRUSSE
l ~'“—~ ses prêtres senties organes divins qui prêchent la1 775* soumission aux peuples, ils tiennent les con-sciences en leurs mains, vous êtes plus maître deves sujets par leur voix que par vos armées, etc.
Qu’on répète souvent de tels discours à unhomme qui vit dans la dissipation , et qui n’em.ploie pas un seul moment de sa vie à réfléhir,il les croira , et agira en conséquence. C’étaitlecas de Louis XV. Je le plains f.ns le condamner.Le pauvre d ’EtaUonde en souffre, et je prévoisque je ferai son seul refuge.
On a fait votre buste à la manufacture de por-celaine : je fais qu’il mériterait d’étre d’une ma-tière moins péiissiable. Vous voyez cependant,par l’emprefsement qu’on a de posséder votre r es.semblance, combien votre réputation s’accroît.Voi.i un de ces bustes qui vous rstísmblaientautrefois, et peut-être encore.
Je vous le répète , vivez, conservez vos vieuxjours ; et fi la vie vous est indifférente , songezau moins que votre existence ne l’est point auphilosophe de Sans-souci. Voie.
F É D E R I C,
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