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TIO LETTRES DU ROI DE PRUSSE
ve'che, rous en ferez bien étonné. Je souhai-terais qu’il ne plaidât que devant votre tribunal.C’est une chose bien extraordinaire que la nationvelche ! Peut-on réunir tant de superstition ettant de philosophie, tant d’atrocité et tant degaieté, tant de crimes et tant de vertus, tantd’esprit et tant de bêtises? Et cependant cela joueencore un rôle dans l’Europs ! I: ne faudrait qu’unLouvois et qu’un Colbert pour rendre ce rôle pal-pable; mais Colbert , Louvois et Tm cnne ne va-lent pas celui dont le nom commence par une F ,et qui n’airne pas qu’on lui donne de l’encens parle nez.
En toute 'humilité, et avec les mêmes senti-* 2 ens que j’avais il y a environ quarante ans.
Ls vieux malade de Fertiey.
LETTRE X L V 11,
DU ROI.
Le 13 de février,
Aucun monarque del’Europe n’est en é‘at deme faire un don comme celui que je viens de re-cevoir de votre part. Que de choses charmantescontenues'"dans ce volume! Et quel vieillard,quel esprit pour les composer 1 Vous êtes immor-tel , j’en conviens : moi qui ne crois pas trop à unêtre distinct du corps, qu’on appelle ame , vousme forceriez d’y croire: toutefois serez-vous leseul des êtres pensens qui ait conservé à quatre-vingts ans cette force, cette vigueur d’esprit,Cet enjouement et ces giâces qui ne respirent