190 RECUEIL DES LETTRES
- ceux que l’on a écrits contre moi, cela formerait
* 7 ^ 9 ’ cinq à six cents volumes dont aucun ne pourraitêtre lu Dieu merci.
II est très-inutile encore de fe plaindre de cetabus ; car les plaintes tombent dans le gouffre éter-nel de l’oubli, avec les livres dont on te plaint. Lamultitude des ouvrages inutiles est si immense , quela vie d’un homme ne pourrait suffire à en fairele catalogue.
Je vous prie, Monsieur, de vouloir bien per-mettre que ma lettre soit publique pour le momentprésent; car le moment d’après on ne s’en sou-viendra plus ; et il en est ainsi de presque toutesles choses de ce monde.
J’ai l’honneur a être , etc.
LETTRE XCIV.
A M. LE COMTE D’ARGENTA L.
7 de juillet.
Í^ie n n’est plus sûr, mon cher ange, que leslettres de Lyon ; vous pouvez d'ailleurs les adresserà M. Lavefgne, banquier ; ou à M. Scherer, aussibanquier, tantôt l’un, tantôt l’autre. Cela est invio-lable et inviolé, et je vous en réponds fur ma vieillepetite tête.
Permettez-moi de réfuter quelques petits para-graphes de votre exhortation du 19 de juin, en mesoumettant à beaucoup de points. Les sermons du