A. MONSEIGNEUR
LE PRINCE DE VENDOME,
D E Sully, salut, & bon Vin,
Au plus aimable de nos Princes,
De la part de l’Abbé Courtin,
Et d'un Rimailleur des plus minces,
CJue son bon Ange & son Lutin,
Ont envoyé dans ces Provinces.
Vqus voyez, Monseigneur, que l’envie defaire quelque chose pour vous, a réuni deuxfiommes bien différéns ;
L’un gras, rond, gros, court, séjourné.Citadin de Papimaníe,
Porte un teint de prédestiné,
Avec la croupe rebondie.
Sur son front, respecté du temps,
Une fraîcheur toujours nouvelle ,
Au bon Doyen de nos galans ,
Donne une jeunesse éternelle.
L’autre dans Papefigue est né,
Maigre, long, sec & décharné',
N’ayant eu croupe de sa vie.
Moins malin qu on ne vous le dit,
Mais peut-être de Dieu maudit,
Puisqu 1 il aime, & qu’il versifie.
N-
Notre