I
Lettres Patentes des Roy s Charles IX\ ® Hen-ry III. par lesquelles en créant Madame Ma-
rie de Bourbon Ouchejfe de Longuevillt tu-trice de Messieurs ses enfans mineurs , ils de*
le Royaume , mais meme dans les pays étran-gers , çtf pour les biens qui j font situez >*
'Harles par la grâce de Dieu, Roy de France : A tous
\^ceux qui ces présentés Lettres verront salut, sçavoirfaisons, que Nous en faveur Sc considération des grandsagréables Sc recommendables services que nous a faits, scà cette Couronne, dcfant Nostre Tres-Cher Sc amé Cou-sin Leonor d’Orléans,quant vivoit. Duc de Longueville, Scd’Estouteville , Marquis de Rothelin, Comte de Neuf-Chastel, & de Danois, délirant pourvoir à l’entretene-ment&: gouvernement des personnes Sc biens de ses enfansmineurs d’ans, tant pour les susdites causes que pour la pro-ximité du sang dont ils nous atteignent, Sc deuëment in-formez Sc assurez que nostre Tres-Chere Sc bien améeCousine Marie de Bourbon , d’Estouteville , Duchesse deLongue ville Sc d’Estouteville fa Veuve , leur porte tintetres-grande Sc singulière affection ; SC qu’autre qu’elle nepourroit mieux Sc plus soigneusement traiter, élever, gar-der & acroistre leurs biens, conduire leurs affaires & pro-cès qu’ils ont & peuvent avoir à cause des grandes Terres,Seigneuries Sc possessions qui leur appartiennent, tant encettuy nostre Royaume ; que hors iceluy , Sc que ja pources causes Nous avons à nostredite Cousine fak don Scoctroy de la Carde noble qui nous appartenoit de nosditsCousins ses enfans à cause des biens à eux appartenans ennostre Duché de Normandie, selon la Coustume d’icelùyjicellc nostredite Cousine pour ces considérations, Sc autresà ce nous mouvans, Sc nous confians a-plein de l’amournaturelle, maternelle, bonne affection, Sc diligence qu’elle