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qualité. Mr. ie Duc d’Orléans fut même au de-vant d'eux fur le chemin de St. Denis , & lesPrinces ayant mis pied à terre S. A. R. defcenditaufli de fon Carofle , Si après les avoir embrafiezil leur préfenta le Duc de Beaufort, & le Coad-juteur , aufquels ils firent beaucoup de carefles.Enfuite ils montèrent tous dans le Carofle de fonA. R. qui les mena chez la Reine , où ils furenttrès-bien reçus de leurs Majeflez : ils trouvèrentfur toute leur route un fort grand nombre de Ca-roffes, Si une foule extraordinaire de Peuple quicrioit, Vive le Roi , •vivent les Princes ;i] y eut mê-me la nuit des feux de joye en plufieurs endroitsde la Ville.
Les jours fui vans les Princes allèrent au Parle-ment pour remercier la Compagnie de fes bonsoffices ; ce quife pafia de part & d'autre avec beau-coup de fatisfa&ion. Quelques jours après la Dé-claration de leur innocence fut envoyée au Par-lement & fut enregîtrée le z8. Février. Enfuitepour mettre fin à toutes les délibérations du Par-lement, le Roi donna une nouvelle Déclarationpar laquelle Sa Majefté excluoit de fes Confeilstous étrangers, quoique naturalifez, & tous Car-dinaux, même ceux de la Nation. Cette dernie-re claufe avoit long-tems occupé le Parlement, Sidonna lieu à des difcours allez étudiez. Ce fut pro-prement l’Ouvrage des Mazarins, lefquels enragezde l’éloignement de leur Patron la firent pafler ,pour fe venger du Coadjuteur, qui foupiroit avecardeur après cette dignité.
C’elt ainli que finit la prifon de M. le Prince,pendant laquelle il éprouva un nombre infinid’amis qui le fervirent avec la derniere chaleur audedans & au dehors du Royaume. Après tout ilfaut convenir, que ce fut les Frondeurs qui eu-rent le plus de part à“fa liberté., quoi que bien desH s gens