„ nombre de Suides des hautes Allemagnesiefquels il avoit„ gardés & entretenus jiifqu’àron trépas ; par quoi plufieurs„ desdits Suides Te fulfent mariés & habitués en cettuy notre„ Royaume &c..& afin qu’iceux fujets Suides fulfenit
* plus enclins & curieux de venir demeurer en notredit Royau-„ ,me, & eux employer à Ton fervice, il eût donné & oêtroyé„ à tous ceux de ladite nation qui étoient lors demeurans &„ qui viendroient le temps à venir demeurer à Ton fervice &„ à fes gages & folde, & qui s’y étoient mariés & qui fe ma-„ rieroient & habitueroient en cettui notre Royaume, qu’iljs
„ & chacun d’eux puiffent acquérir &c.& leur eût auffi
„ oétroyé que durant leur vie & aufli de leurs femmes, durant,, leur viduité fudent tenus francs , quittes & exempts de
* toutes tailles & fubventions quelconques ÿ lefquelles chofes,
„ après le trépas du dit feu Roi Louis , eud’ent été auxditsn Suides ratifiées, confirmées & approuvées par feu notre cher„ Seigneur & Coufin , Charles dernier trépaffé , & fur ce„ oétroyé fes Lettres - patentes & à ce moyen ont » du contenun en icelles , joui & ufé. Toutefois au moyen du trépas deM notre feu Seigneur le Roi Charles on leur pourroit fur ce„ donner trouble & empêchement , s’ils n’avoient fur ce nosn lettres de confirmation & provifîon,humblement requérans„ icelles: Pourquoi nous, ces chofes confidérées, mèraement„ les bons 8c recommandables fervices , que les dits gens de„ ladite nation de Suide on fait par cy - devant à feus nos-„ dits Seigneurs & Prédéceffeurs au fait de leurs guerres &„ auxquelles ils fe font toujours vertueufement portés, auM bien , profit & utilité de nous , de nosdits feus Seigneurs„ 8c Prédéceffeurs & de toute la chofe publique de notre„ Royaume , qu’ils en font dignes de grandes rémunérations.„ Pour ces caufes yous mandons &c- . . . que du contenu en„ ces dites lettres & de celles de nosdits Prédéceffeurs, fi lon-,> guement qu’ils feront & demeureront en notre fervice, vous„ falfiez, fouffriez & laiffiez les dits gens de guerre de la-n dite nation Suide & auffi leurs femmes , enfans & chacun„ d’eux jouir & ufer &c. tout ainfi que fi iesdites lettres cuf-„ fent été par nous oétroyées & lefquelles , en tant que de» befoin , avons confirmé &c. . . ..
François 1. accorde fes lettres de confirmation le i%.Mars If 14 * & comme ces premières devinrent furannées, lesSuides en demandèrent & en obtinrent d’aûtres qu’on appelle
de