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LETTRES RE MADAME RE REVIT,NÉ
jouisse/, de la l>cauté de votre action, et ne nous méprise/pas, car nous avonsfait notre devoir ; et, dans une pareille occasion, nous ferions peut-être commevous, et vous comme nous : tout cela s’est fort bien passé. Je suis ravie (pieM. de Grignanaitrécompensé cette marque de votre amitié par une plus grandeattention à ses-affaires : la sagesse dont vous le loue/, et dont il profite, est laseule marque de reconnoissance que vous souhaitiez de lui.
A M. DE GUIGNA N
Monsieur le comte, je suis ravie qu’elle soit contente de vous ; trouvez bonque je vous en remercie par l’extrême intérêt que j’v prends, et que je vousconjure de continuer : vous ne sauriez y manquer sans ingratitude et sansfaire tort au sang des Adhémars. J’en vois un dans les Croisades, qui était ungrandissime seigneur il y a six cents ans ; il étoitaimé comme vous : il n’au-roit jamais voulu donner un moment de chagrin à une femme comme lavôtre. Sa mort mit en deuil une armée de trois cent mille hommes, et fitpleurer tous les princes chrétiens. Je vois aussi un Caste-liane, mais celui-cin’est pas sj ancien, il est moderne: il n’y a que cinq cent vingt ans qu’ilfaisoit aussi une très-grande figure. Je vous conjure donc, par ces deux grands-pères, qui sont mes amis particuliers, de vous abandonner à la conduite devotre femme, et en le faisant, voyez ce que vous faites pour vous.
A MADAME DE GR1GNAN
Aux Rochers, mercredi 13 novembre 167a.
Les voilà toutes deux, ma très-chère ; il me paraît que je les aurais reçuesréglément comme à l’ordinaire, sans que Ripert m’a retardée d’un jour par sonvoyage de Versailles. Quelque goût que vous ayez pour mes lettres, elles nepeuvent jamais vous être ce que les vôtres me sont ; et, puisque. Dieu veutqu’elles soient présentement ma seule consolation, je suis heureuse d’y êtretrès-sensible. Mais, en vérité, ma fille, il est douloureux d’en recevoir si long-temps, et cependant la vie se passe sans jouir d’une présence si chère. Je nepuis m’accoutumer à cette dureté ; toutes mes pensées et toutes mes rêveries en