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Oeuvres De Molière : Avec Des Notes De Tous Les Commentateurs
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ACTE IV, SCÈNE V.

Mais ces félicités ne sont guère durables,

Et, notre passion alentissant son cours,

Après ces bonnes nuits donnent de mauvais jours :

De là viennent les soins, les soucis, les misères,

Les fils déshérités par le courroux des pères.

LÉANDRE.

Dans tout votre discours je n’ai rien écoutéQue mon esprit déjà ne m’ait représenté,le sais combien je dois à cet honneur insigneQue vous me voulez faire, et dont je suis indigne ;

Et vois, malgré l’effort dont je suis combattu,

Ce que vaut votre fille, et quelle est sa vertu :

Aussi veux-je tâcher...

ANSELME.

On ouvre cette porte :

Retirons-nous plus loin, de crainte qu’il n’en sorteQuelque secret poison dont vous seriez surpris.

SCÈNE y.

LËLIE, MASCARILLE.

MASCARILLE.

Bientôt de notre fourbe on verra le débris,

Si vous continuez des sottises si grandes.

LÉLIE.

Dois-je éternellement ouïr tes réprimandesDe quoi te peux-tu plaindre ? Ai-je pas réussiEn tout ce que j’ai dit depuis?

MASCARILLE.

Cou ci-cou ci.

Témoin les Turcs par vous appelés hérétiques,

Et que vous assurez, par serments authentiques ,

Adorer pour leurs dieux la lune et le soleil.

Passe. Ce qui me donne un dépit nonpareil,

C’est qu’ici votre amour étrangement s’oublie ;

Près de Célie, il est ainsi que la bouillie,

Qui par un trop grand feu s’enfle, croît jusqu’aux bords,Et de tous les côtés se répand au dehors.

LÉLIE.

Pourrait-on se forcer à plus de retenue ?

Je ne l’ai presque point encore entretenue.

MASCARILLE.

Oui, mais ce n’est pas tout que de ne parler pas ;