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ACTE 11, SCÈNE VII.
Donc, encore une fois, maître, c’est la troisième,Mon fils me rend chagrin : vous savez que je l’aime,Et que soigneusement je l’ai toujours nourri.
MÉTAPIIRASTE.
Il est vrai : Filio non potest prœferriNisi filins (i).
ALEERT.
Maître, en discourant ensemble,
Ce jargon n’est pas fort nécessaire, me semble:
Je vous crois grand latin et grand docteur juré;
Je m’en rapporte à ceux qui m’en ont assuré :
Mais dans un entretien qu’avec vous je destine,N’allez point déployer toute votre doctrine,
Faire le pédagogue, et cent mots me cracher,
Comme si vous étiez en chaire pour prêcher.
Mon père, quoiqu’il eût la tête des meilleures ,
Ne m’a jamais rien fait apprendre que mes heures,Qui, depuis cinquante ans, dites journellement,
Ne sont encor pour moi que du haut allemand.Laissez donc en repos votre science auguste,
Et que votre langage à mon faible s’ajuste.
MÉTAPIIRASTE.
Soit.
ALBERT.
A mon fils l’hymen me paraît faire peur ;
Et, sur quelque parti que je sonde son cœur,
Pour un pareil lien il est'froid, et recule.
MÉTAPIIRASTE.
Peut-être a-t-il l’humeur du frère de Marc-Tulle,Dont avec Atticus le même fait sermon ;
Et comme aussi les Grecs disent Atanaton (2)...'
ALBERT.
Mon Dieu ! maître éternel, laissez là, je vous prie,Les Grecs, les Albanais, avec l’Esclavonie,
Et tous ces autres gens dont vous voulez parler;Eux et mon fils n’ont rien ensemble à démêler.
MÉTAPIIRASTE.
Eh bien donc, votre fils?
ALBERT.
Je ne sais si dans l’âme
;i) A un fils on ne saurait préférer qu’un fils.
(2) Atanaton, ce mot ne présente aucun sens. Quelques éditeurs ontécrit athanaton, mot grec qui signifie immortel La phrase n fiant pasterminée, il est impossible de rien décider à cet égard.