ACTE III, SCÈNE VIII.
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MASCARILLE.
Tout doux : et s’il est vrai que ce soit chose faite,Voulez-vous l’approuver, cette chaîne secrète?
ALBERT.
Et s’il est constant, toi, que cela ne soit pas,Veux-tu te voir casser les jambes et les bras ?
VALÈRE.
Monsieur, il est aisé de vous faire paraîtreQu’il dit vrai.
ALBERT.
Bon ! voilà l’autre encor, digne maîtreD’un semblable valet ! O les menteurs hardis 1
MASCARILLE.
D’homme d’honneur, il est ainsi que je le dis.
VALÈRE.
Quel serait notre but de vous en faire accroire?
ALBERT à part.
Ils s’entendent tous deuç comme larrons en foire.
HASCARILLE.
Mais venons à la preuve ; et, sans nous quereller,Faites sortir Lucile, et la laissez parler.
ALBERT.
Et si le démenti par elle vous en reste ?
MASCARILLE.
Elle n’en fera rien, monsieur, je vous proteste.Promettez à leurs vœux votre consentement,
Et je veux m’exposer au plus dur châtiment,
Si de sa propre bouche elle ne vous confesseEt la foi qui l’engage, et l’ardeur qui la presse.
ALBERT.
11 faut voir cette affaire.
( Il va frapper à sa porte. )MASCARILLE à Valère.
Allez, tout ira bien.
ALBERT.
Holà 1 Lucile, un mot.
VALÈRE à Mascarille.
Je crains...
MASCARILLE.
Ne craignez rien.
il