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PREFACE.
l’opinion de Schloezer, la première, l’unique source, au moins lusource principale pour l’histoire du Nord Scandinave et finois ; jus-qu’à lui ces contrées étaient, pour les historiens, terra incognito.Dans un des continuateurs de Nestor, on remarque le plus anciencode des lois russes , nommé la Vérité russe ou le Droit russe ; il esttiré des lois Scandinaves. Les premiers souverains de la Russie vinrentde la Scandinavie, appelés qu’ils furent par la volonté des peupladesrusses. Pour se convaincre que le Droit russe est d’origine Scandinave,il suffit de le comparer avec la législation suédoise, dont les frag-ments les plus authentiques ont été conservés. Un ouvrage assezrare aujourd’hui, imprimé à Abo ou Upsal (De Jure Sveanum Go-thorumque vetusto), offre le texte original du droit russe, et sou-vent on ne peut comprendre le texte russe qu’à l’aide du textesuédois.
Un travail à consulter sur les historiens et la littérature slavo-russeest celui de Kohl, Introductio ad histor. litterar. Slav.
Les historiens des autres peuples d’origine slave sont venus plustard que Nestor, et même plus tard que son premier continuateur; carNestor a écrit entre l’an 1050 et l’an 1116; et l’historien de Prague,Cosme , est mort l’an 1125.
Martin Gallus, annaliste de Pologne, doit être placé de 1109 à 1136.Ilelmold, dont l’ouvrage sert de source à l’histoire des peuples dumoyen âge de l’Allemagne, et surtout à celle des Slaves, a écrit àLubeck, vers l’an 1170, Chronica Slavorum.
Adam de Bremen est presque contemporain de Nestor ; il est utilepour l’histoire du Danemark. Un autre annaliste aussi consciencieuxque Nestor, et de quelques années plus ancien que lui ( mort l’année1018), est Difrnar, évêque de Mersebourg ; il a écrit touchant l’Al-lemagne.
Tous les documents de l'histoire de la Germanie se trouveront réu-nis dans le Recueil des historiens allemands, que publie en Hanovrele savant Pærtz, sous les auspices du baron de Stein. M. Pærtz a vi-sité le cabinet de nos Chartres, et il a fouillé dans les archives du Va-tican pour l’histoire du moyen âge de l’Allemagne.
Le premier volume in-folio de ce recueil a été publié ; le secondet le troisième doivent bientôt paraître. Ce Recueil rendra inutilesceux connus jusqu’à présent sous la dénomination de Scriptores re-rum germanicarum. Reste à savoir pourtant si l’on se pourra passer dela collection de Leibnitz- , de Scriptores rerum brunsi’icensium. Leib-