AVERTISSEMENT.
VII
est un grand et intelligent patriote , trouve encoreun moment pour ramener ce bonnet sur le tapis,pour tirer parole du régent relativement au bonnet.Ce bonnet n’est autre chose que le mortier du pre-mier président; et il s’agit de savoir s’il le mettrasur sa tête, ou s’il continuera de le laisser devantlui, sur son bureau, pendant qu’il préside la cour.
Les discussions entre les ducs et les maisons deLorraine, de Bouillon et de Bohan, ne sontpas moinsgraves. Il y a même ceci de particulier que, la plu-part du temps, les princes affectent de se distinguer,faute de mieux, en renonçant à quelqu’une des pré-rogatives qui leur sont communes avec les ducs.Ainsi, les duchesses et les princesses quêtaient al-ternativement à la messe du roi : les princesses ima-ginèrent, de s’en dispenser peu à peu sous diversprétextes ; cela les confondait à la vérité avec le restede la noblesse, mais elles s’en souciaient peu, pourvuque la communauté avec les duchesses disparût.Autre exemple : les ducs et les princes suivaientseuls le roi à l’adoration de la croix , pendant la se-maine sainte ; les princes cessèrent peu à peu d’yparaître, et les ducs, pour maintenir l’égalité, refu-sèrent aussi de continuer cette fonction , de sorteque le roi alla seul. Une prétention plus extraordi-naire des princes fut de refuser le maréchalat. Leprince de Vendôme ne voulut jamais entendre à êtrefait maréchal, mais il finit par obtenir un brevet