AVERTISSEMENT.
XXIX
que de Meaux pour l’un, et le célèbre cardinal deFurstemberg pour l’autre. Tous deux sont trop con-nus pour que j’aie rien à dire de ces deux hommes,si grandement et si diversement illustres; le premier,toujours à regretter et qui le fut universellement, etdont les grands travaux faisaient encore honte, dansune vieillesse si avancée, à l’âge moyen et robuste desévêques, des docteurs et des savants les plus instruitset les plus laborieux. L’autre, après avoir si long-temps intéressé et agité toute l’Europe, était devenuun poids inutile à la terre.... »
Saint-Simon n’est pas moins bref sur Racine, Boi-leau, Molière, La Fontaine. Le passage où il rendcompte des distractions et de la mort de Racine, nelaisse pas d’êlre curieux- « Personne, dit-il, n’avaitplus de fonds d’esprit, ni plus agréablement tourné,rien du poëte dans son commerce, et tout de l’hon-nête homme, de l’homme modeste, et sur la fin, del’homme de bien. R avait les amis les plus illustres àla cour, aussi bien que parmi Tes gens de lettres :c’est à eux à qui je laisse d’en parler mieux que jene pourrais faire. R arrivait quelquefois que, le roin’ayant point de ministre chez Mme de Maintenon,comme le vendredi, surtout quand le mauvais tempsde l’hiver y rendait les séances fort longues, ils en-voyaient chercher Racine pour les amuser. Malheu-reusement pour lui, il était sujet à des distractionsfort grandes.