ET SA COUR.
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sait il s’éloignait de son objet, qui était le règnedespotique de sa société, de ses dogmes, de sesmaximes, et la destruction radicale non-seulementde tout ce qui y était contraire, mais de tout cequi n’y serait pas soumis jusqu’à l’abandon aveugle.
Le prodigieux de cette fureur jamais interrom-pue d’un seul instant par rien, c’est qu’il ne seproposa jamais rien pour lui-même, qu’il n’avaitni parents ni amis, qu’il était né malfaisant, sansêtre touché d’aucun plaisir d’obliger, et qu’il étaitde la lie du peuple et ne s’en cachait pas; violentjusqu’à faire peur aux jésuites les plus sages, etmême les plus nombreux et les plus ardents jé-suites , dans la frayeur qu’il ne les culbutât jusqu’àles faire chasser une autre fois.
Son extérieur ne promettait rien moins, et tint*exactement parole. Il eût fait peur au coin d’unbois. Sa physionomie était ténébreuse , fausse, ter-rible ; ses yeux ardents, méchants, extrêmementde travers : on était frappé en le voyant.
A ce portrait exact et fidèle d’un homme quiavait consacré corps et âme à sa compagnie, quin’eut d’autre nourriture que ses plus profondsmystères, qui ne connut d’autre Dieu qu’elle, etqui avait passé sa vie enfoncé dans cette étude , dugénie et de l’extraction qu’il était,. on ne peut êtresurpris qu’il fût sur tout le reste grossier et igno-rant à surprendre, insolent, impudent, impétueux,