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LES PLAISIRS
Rendront tout l’univers à son trône soumis.
Mais un titre plus grand, un plus noble partageQui l’élève plus haut, qui lui plaît davantage,
Un nom qui tient en soi les plus grands noms unis,
C’est le nom glorieux d’épouse de Louis.
LE SIÈCLE D’ARGENT.
Quel destin fait briller, avec tant d’injustice,
Dans le siècle de fer, un astre si propice?
LE SIÈCLE D’OR.
Ah ! ne murmure point contre l’ordre des dieux.
Loin de s’enorgueillir d’un don si précieux.
Ce siècle, qui du ciel a mérité la haine,
En devroit augurer sa ruine prochaine,
Et voir qu’une vertu qu’il ne peut suborner,
Vient moins pour l’ennoblir que pour l’exterminerSitôt qu’elle paroît dans cette heureuse terre,
Vois comme elle en bannit les fureurs de la guerre;
Comment, depuis ce jour, d’infatigables mainsTravaillent sans relâche au bonheur des humains;
Par quels secrets ressorts un héros se prépareA chasser les horreurs d'un siècle si barbare,
Et me faire revivre avec tous les plaisirsQui peuvent contenter les innocens désirs.
LE SIÈCLE DE FER.
Je sais quels ennemis ont entrepris ma perte;
Leurs desseins sont connus, leur trame est découverte iMais mon cœur n’en est pas à tel point abattu....
APOLLON.
Contre tant de grandeur, contre tant de vertu,
Tous les monstres d’enfer, unis pour ta défense,
Ne feroient qu’une foible et vaine résistanceL’univers opprimé de ton joug rigoureux,
Va goûter, par ta fuite, un destin plus heureux.
Il est temps de céder à la loi souveraineQue t’imposent les vœux de cette auguste reine;
Il est temps de céder aux travaux glorieuxD’un roi favorisé de la terre et des cieux.
Mais ici trop longtemps ce différend m’arrête ;
A de plus doux combats cette lice s'apprête,
Allons la faire ouvrir, et ployons des lauriersPour couronner le front de nos fameux guerriers.
Tous ces récits achevés, la course de bague commença, en la-quelle après que le roi eut fait admirer l’adresse et la grâce qu’il aen cet exercice, comme en tous les autres, et, après plusieurs