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don joan , levant la main pour donner un soufflet à Pierrot. —:Ah ! je vous apprendrai.
[Pierrot baisse la tête, et Sganarelle reçoit le soufflet.)sganarelle, regardant Pierrot. — Peste soit du maroufle!don juan, à Sganarelle. — Te voilà payé de ta charité.pierrot. — Jarni ! je vas dire à sa tante tout ce ménage-ci.
SCÈNE IV. — DON JUAN, CHARLOTTE, SGANARELLE.
don juan, à Charlotte. — Enfin, je m’en vais être le plus heu •reux de tous les hommes, et je ne changerois pas mon bonheur àtoutes les choses du monde. Que de plaisirs quand vous serez mafemme, et que....
SCENE V. — DON JUAN, MATHURINE, CHARLOTTE,SGANARELLE.
sganarelle, apercevant Mathurine. — AhI ah!mathurine, à don Juan. — Monsieu, que faites-vous donc làavec Charlotte ? Est-ce que vous lui parlez d’amour aussi ?
don juan, bas, à Mathurine. —- Non. Au contraire, c’est ellequi me témoignoit une envie d’être ma femme , et je lui répondoisque j’étois engagé à vous.
charlotte, d don Juan. — Qu’est-ce donc que vous veut Mathu-rine?
don juan, bas, à Charlotte. — Elle est jalouse de me voir vousparler, et voudroit bien que je l’épousasse ; mais je lui dis quec’est vous que je veux.mathurine. — Quoi ! Charlotte. .
don juan, bas, à Mathurine. — Tout ce que vous lui direz serainutile ; elle s’est mis cela dans la tête.charlotte. — Quement donc! Mathurine...don juan , bas , à Charlotte. — C’est en vain que vous lui parle-rez ; vous ne lui ôterez point cette fantaisie.mathurine. — Est-ce que?...
don juan , bas, à Mathurine. — 11 n’y a pas moyen de lui faireentendre raison.charlotte. — Je voudrois
don juan, bas, d Charlotte. — Elle est obstinée comme tous lesdiables.
mathurine. — Vrament....
don juan, bas, à Mathurine. — Ne lui dites rien, c'est une folle.charlotte. — Je pense....
don juan, bas, d Charlotte. — Laissez-la là, c’est une extrava-gante