VINGT-DEUXIÈME LEÇON.
TABLEAU DES LETTRES D’ALCUIN A CHARLEMAGNE.
3“25
DE LA
LETTRE.
DATE.
OBJET.
DE LA
LETTRE.
DATE.
OBJET.
14
en 793
Sur la transfiguration de J. C.
de la science ; maintenant, sur le soir,
28
796
Il le félicite de ses victoires sur les
et bien que mon sang soit refroidi, je
Huns (Avares) et lui donne des conseils
ne cesse pas de les semer en FYance;
sur la manière dont il faut procéder
et j’espère qu’avec la grâce de Dieu ,
à leur conversion : 1 q Envoyer des
ils prospéreront dans l’un et l’autre
missionnaires doux ; 2° ne pas exiger
pays. »
la dirne :
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797
Il lui donne une explication détail-
« II vaut mieux perdre la dîme que
lée du cycle lunaire.
la foi : nous autres , nés, nourris, in-
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798
11 lui recommande plusieurs per-
struits dans la foi catholique, nous
sonnes.
consentons à peine à donner la dtme
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798
Il lui explique l’origine des noms de
de notre bien : combien la foi nais-
la septuagésime et de la sexagésime.
santé, le cœur faible et l’esprit avare
(La 66 e est une réponse de Charlema-
de ces peuples y consentiront encore
gne qui lui fait des objections.)
moins ! >
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798
Il revient sur le même sujet et se
3° Observer un certain ordre dans
défend du reproche d’opiniâtreté :
l’enseignement religieux :
« Quant à ce que vous m’avertissez
« Cet ordre doit être, je crois, celui
à la fin de votre lettre, amicalement
que le bienheureux Augustin a établi
et pour mon bien, que, s’il y a quel-
dans le livre auquel il a donné pour
que chose à réformer dans mon opi-
titre : De l'instruction des simples. Il
nion, je dois le réformer humblement,
faut d’abord instruire l’homme de
je n’ai jamais été , avec la grâce de
l’immortalité de l’âme, de la vie fu-
Dieu, obstiné dans mon erreur, ni
ture, de la rétribution des bons et des
confiant dans mon sentiment ; je puis
méchants , et de l’éternité de leur
me rendre sans peine à un meilleur
destinée. Il faut lui enseiguer ensuite
avis, car il a été dit, je le sais, qu’il
pour quels crimes et quels péchés il
faut se servir plus souvent de ses
aura à souffrir, auprès du diable, des
oreilles que de sa langue. Je supplie
peines éternelles, et pour quelles
donc votre sagesse de penser que je
bonnes actions il jouira, avec le
lui écris non comme à un disciple ,
Christ, d’une gloire éternelle. Enfin
mais comme à un juge, et que je
il faut lui inculquer avec soin la foi
lui adresse mes humbles idées, non
dans la Sainte-Trinité et lui expliquer
comme à quelqu’un qui ignore, mais
la venue en ce monde du fils de Dieu,
comme à quelqu’un qui doit corri-
N. S. J. C., pour le salut du genre hu-
ger. »
main. »
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798
Sur le cours du soleil et les phases
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796
Il lui recommande l’indulgence en-
de l’année ; sur l’hérésie de Félix,
vers les prisonniers huns et la clé-
évêque d’Urgel.
mence envers ses ennemis.
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798
Sur l’astronomie et la chronologie ;
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796
Il lui rend compte de ce qu’il fait
il répond à plusieurs questions que
pour la prospérité de l’école de l’ah-
lui ava t adressées une femme, pro-
baye de Tours :
bablement Gisla, la sœur de Gharle-
« Moi, votre Flaccus, selon votre
magne.
exhortation et votre sage volonté, je
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798
Sur l’astronomie; il répond à plu-
m’applique à servir aux uns , sous le
sieurs questions de Charlemagne sur
toit de Saint-Martin, le miel des sain-
le cours du soleil, les constella-
tes Ecritures; j’essaye d’enivrer les
lions, etc.
autres du vieux vin des anciennes
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798
Sur le même sujet.
études ; je nourris ceux-ci des fruits
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799
Sur l’élat des affaires ; il l’engage à
de la science grammaticale; je tente
un peu de douceur envers les Saxons.
de faire briller aux yeux de ceux-là
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799
Il s’excuse d’accompagner Cliarle-
l’ordre des astres... Mais il me man-
magne à Rome; il allègue sa mauvaise
que en partie les plus excellents livres
santé.
de l’érudition scolastique, que je m’é-
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Lettre de compliments; il lui envoie
tais procurés dans ma patrie, soit par
quelques calculs astronomiques.
les soins dévoués de mon maître, soit
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II le remercie de s’être fait lire le
par mes propres sueurs. Je demande
traité qu’il avait écrit contre l’évêque
donc à V. E. qu’il plaise à votre sa-
Félix ; il lui envoie des essais d’ortho-
gesse de permettre que j’envoie quel-
graphe et d’arithmétique.
ques- uns de nos serviteurs, afin qu’ils
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11 le console de la mort de sa femme
rapportent en France les fleurs de la
Lintgarde, et lui envoie une petite
Bretagne... Au matin de ma vie, j’ai
épitaphe.
semé, dans la Bretagne, les germes
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800
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