3“26
CIVILISATION EN FRANCE.
N°
DE LA
LETTRE.
DATE.
OBJET»
95
800
Il le félicite sur ses victoires, l’ex-horte à la clémence, lui parle de lasanté du pape Léon, s’excuse de nelui avoir pas écrit, et refuse d’aller àRome.
102
801
Il se réjouit du retour de Charle-magne (d’Italie).
103
801
Il dit qu’ayant cherché longtempsquel présent il pourrait faire à Char-lemagne digne de la puissance et dePaffeclion qu’il lui porte, il lui envoieun exemplaire des saintes Écriturescorrigé par lui.
104
801
Il s’excuse sur sa vieillesse pour nepas aller à la cour.
103
801
11 s’afflige de la mort de Mainfroi,demande des constructions pour l’é-glise de Saint-Pierre de Bénévent, etprie Charlemagne de bien prendre
garde aux dangers de l’expédition deUénévent.
« Quoique mon affection puisse pa-raître insensée. du moinson ne pourrala taxer d’inlidélité, ni dans les pe-tites choses, ni dans les grandes; etla confiance que j’ai en votre humilitééprouvée m’a donné la hardiesse d’é-crire fceci.
» Peut-être quelqu'un dira-t-il :Pourquoi se mêle-t-il de ce qui luiest étranger? Celui-là ignore que riende ce qui touche votre prospérité nem’est étranger, car je déclare qu’ellem’est plus chère que la santé de moncorps ou la durée de ma vie. Tu es lebonheur du royaume, le salut du peu-ple , l’honneur des églises , le protec-teur de tous les fidèles du Christ ;c’est sous l’ombre de ta puissance et
DE LA
LETTRE.
DATE.
OBJET.
l’abri de ta piété que la grâce divinenous a accordé de pratiquer la vie re-ligieuse et de servir J. C. dans unetranquille paix : il est donc juste etnécessaire que, d’un esprit attentif etd’un cœur dévoué, nous soyons occu-pés de ta fortune et de ta santé, et quenous invoquions Dieu à ce sujet, très-excellent et digne de tout honneurseigneur roi David. »
106
801
11 le remercie de ses bontés, et lesupplie, à cause de ses infirmités , dele laisser à Saint-Martin.
193
802 ou803
Il s’excuse, ainsi que les frères deSaint-Martin, au sujet de l’asile qu’ilsavaient donné à un clerc de l’églised’Orléans,d’où sVtailensuivi un grandtumulte dans l’église de Saint-Martin,et beaucoup de mécontentement de lapart de Charlemagne et de Théodulf.
123
an.inc.
11 répond à des questions de Charle-magne sur la différence qu’il y a entreéternel et sempiternel, perpétuel etimmortel, siècle, âge et temps.
124
an inc.
Il répond à des questions posées parCharlemagne sur des passages de l’É-vangile.
123
an. inc.
11 répond à Charlemagne qui de-mande pourquoi on ne trouve dansaucun Évangile l’hymne que J. C. achantée après la cène.
126
an.inc.
Il répond à Charlemagne qui de-mande, au nom d’un savant grec, à<1 ni a été remis le prix de la rédemp-tion de l’homme.
127
an.inc.
Il envoie à Charlemagne des con-seils, sous le titre de capitulaires, surles testaments, les successions, et plu-sieurs autres sujets.
Certes, messieurs, ce n’était pas pour Alcuinchose facile que de suffire à de telles relations, derépondre à toutes les questions, d’assouvir toutesles exigences intellectuelles de ce maître infatigablequi pensait à tout, s’occupait de tout, d’histoire,de morale, de théologie, d’astronomie, de chro-nologie, de grammaire, et voulait probablement,là comme ailleurs, que sa volonté fût toujours etpromptement accomplie. Il y a sans doute uncharme puissant dans la société d’un grand homme;mais quand le grand homme est un souverain, c’estbientôt un pesant fardeau que d’avoir à le satisfaireà tout moment, sur toutes choses. Aucun texte for-mel ne nous le révèle, mais Charlemagne portaitsans nul doute, dans ses relations avec Alcuin, cetégoïsme impitoyable d’un génie supérieur et despo-tique qui ne considère les hommes, même ceux qu’ilaime le mieux et dont il fait le plus de cas, que
comme des instruments, et marche à son but sanss’inquiéter de ce qu’il en coûte à ceux qu’il emploieà l’atteindre. Une lassitude profonde s’empara d’Al-cuin : il sollicita avec instance la permission dese retirer de la cour et d’aller vivre dans la retraite :en 796, il écrit à un archevêque dont le nom estinconnu :
Que votre paternité le sache : moi, votre fils, je désireardemment déposer le fardeau des affaires du siècle, et ne plusservir que Dieu seul. Tout homme a besoin de se prépareravec vigilance à la rencontre de Dieu; à plus forte raison lesvieillards brisés par les années et les infirmités (1).
Et à son ami Angilbert :
A ton départ, j’ai tenté plusieurs fois de me réfugier dans
(1) Leu. d'Alcuin ; 468 e ; 1. 1 «, p. ÎS8,