TABLE DES MATIÈRES.
673
tlier de préférence l’histoire d’une civilisation spéciale. —Motifs pour étudier celle de la France. — Des faits essen-liels qui constituent la perfection de la civilisation. — Com-paraison des grands peuples de l’Europe sous ce point devue. — De la civilisation anglaise. — Allemande. — Ita-lienne. — Espagnole. — Française. — La civilisation fran-çaise est la plus complète et celle qui représente le plusfidèlement la civilisation générale. — Qu’il s’agit, en l’étu-diant, de tout autre chose que d’une simple étude. — Dela tendance qui prévaut aujourd’hui dans l’ordre intellec-tuel. — De la tendance qui prévaut dans l’ordre social. —Deux problèmes en résultent. ■— Leur contradiction appa-rente. — Notre temps est appelé à les résoudre. — Troi-sième problème, purement moral, également élevé parl'état actuel de la civilisation. — Reproches injustes dontelle est l'objet.— Nécessité de les prévenir,— Toute scienceaujourd'hui devient une puissance sociale. — Toute puis-sance doit travailler au perfectionnement moral de l’indi-vidu, aussi bien qu’à l’amélioration de la société. . 129
DEUXIÈME LEÇON.
Ne'cessité de lire une Histoire de France générale avant d’étu-dier celle de la civilisation. — De l’ouvrage de M. de Sis-mondi.—Pourquoi il faut étudier l’état politique avant l’étatmoral, la société avant l'homme. — De l’état social de laGaule au v© siècle. — Des monuments originaux et des ou-vrages modernes qui le font connaître. — Différence de lasociété civile et de la société religieuse à cette époque. —Administration impériale de la Gaule. — Des gouverneursde provinces. — De leurs bureaux. — De leur traitement.
— Utilité et vices de cette administration. — Chute del’empire romain. — De la société gauloise. — lo Des séna-teurs. — 2o Des curiales. — 5° Du peuple. — 4o Des escla-ves. — Relations publiques de ces diverses classes. — Déca-dence et impuissance de la société civile gauloise. — Sescauses. —Le peuple se rallie à la société religieuse. . 158
TROISIÈME LEÇON.
Objet de la leçon. — Variété des principes et des formes de lasociété religieuse en Europe. — Classification des divers sys-tèmes, lo quant aux rapports de l’Église avec l'État;2o quant à la constitution intérieure de l’Église. — Tous cessystèmes prétendent remonter à l’Église primitive. — Exa-men critique de ces prétentions. — Elles ont toutes unecertaine mesure de légitimité. — Fluctuation et complexitéde la situation extérieure et du régime intérieur de la so-ciété chrétienne du ier au v* siècle. — Tendances dominan-tes. — Faits qui avaient prévalu au ve siècle. — Causes deliberté dans l’Église à cette époque. — De l’élection des évê-ques.— Des conciles.— Comparaison de la société religieuseet de la société civile. — De la vie des chefs de ces deuxsociétés. — Lettres de Sidoine Apollinaire. .... 148
QUATRIÈME LEÇON.
Objet de la leçon. — Que faut-il entendre par l'état morald’une société? — Influence réciproque de l’état social surl’état moral, et de l’état moral sur l'état social. — Auiv° siècle, la société civile gauloise possède seule des insti-tutions favorables au développement intellectuel. — Desécoles gauloises. — De la situation légale des professeurs.
— La société religieuse n'a d’autre moyen de développementet d’influence que ses idées. — Cependant l’une languit etl’autre prospère. — Décadence des écoles civiles. — Acti-vité de la société chrétienne. — Saint Jérûmc, saint Au-
gustin et saint Paulin de Noie. — Leur correspondance avecla Gaule. — Fondation et caractère des monastères dans la
Gaule. —► Causes de la différence de l’état moral des deuxsociétés. — Tableau comparatif de la littérature civile etde la littérature chrétienne aux iv« et ve siècles. — Inéga-lité de la liberté d’esprit dans les deux sociétés. — Nécessitéque la religion prêtât son appui aux études et aux let-tres.461
CINQUIÈME LEÇON.
Des principales questions débattues en Gaule au v« siècle. —Du pélagianisme. — De la méthode à suivre dans son his-toire. — Des faits moraux qui ont donné lieu à cette con-troverse : lo De la liberté humaine; 2« de l’impuissance dela liberté et de la nécessité d’un secours extérieur; 3o del’influence des circonstances extérieures sur la liberté;4o des changements moraux qui surviennent dans l’àme hu-maine sans que l'homme les attribue à sa volonté. — Desquestions qui naissent naturellement de ces faits.— Du pointde vue spécial sous lequel on a dû les considérer dans l’É-glise chrétiehne au ye siècle. — Histoire du pélagianisme àRome, en Amérique, en Orient et dans la Gaule. — Pelage.
— Célestius. — Saint Augustin. — Histoire du sémi-péla-
gianisme. — Cassien. — Fauste. — Saint Prosper d'Aqui-taine. — Des prédestinations. — Influence et résultatsgénéraux de cette controverse. ....... 170
SIXIÈME LEÇON.
Objet de la leçon. — Caractère général de la littérature dumoyen âge. — De la transition de la philosophie païenne àla théologie chrétienne. — De la question de la nature del’àme dans l’Église chrétienne. — La plupart des anciensPères se prononcent pour le système de la matérialité. —Efforts pour en sortir. — Marche analogue des idées dansla philosophie païenne. — Commencements du système de laspiritualité. — Saint Augustin , Némésius, Mamert Claudien.
— Fauste, évêque de Riez. — Ses arguments pour la maté-
rialité de l’àme. — Mamert Claudien lui répond. — Consi-dération de Mamert Claudien dans la Gaule. — Analyse etcitation de son Traité de la nature de l’àme. — Du dialogued’Évagre entre le chrétien Zachéc et le philosophe Apollo-nius. — Des effets de l’invasion des Barbares sur l’état mo-ral de la Gaule. .... 180
SEPTIÈME LEÇON.
Objet de la leçon. — De l’élément germanique dans la civili-sation moderne. — Des monuments de l'ancien état socialdes Germains. — 1° Des historiens romains et grecs; 2* deslois barbares; 3» des traditions nationales. — Us se rappor-tent à des époques fort diverses. — On les a souvent em-ployés pêle-mêle. — Erreur qui en résulte. — De l’ouvragede Tacite sur les mœurs des Germains. — Des opinions desécrivains allemands modernes sur l’ancienne société germa-nique. — Quel genre de vie y prévalait, la vie errante oula vie sédentaire? — Des institutions. — De l’état moral. —Comparaison entre l’état des tribus germaines et celui d’au-tres peuplades. — Fausseté de la plupart des tableaux dela vie barbare. — Principaux caractères de la véritable in-fluence des Germains sur la civilisation moderne.. . 188
HUITIÈME LEÇON.
Objet de la leçon, — Description de l’état de la Gaule dans ladernière moitié du vi<* siècle. — Véritable caractère «les