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TABLE DES MATIÈRES.
invasions germaniques. — Cause d’erreur à ce sujet. — Dis-solution de la société romaine : lo dans les campagnes;2® dans les villes, quoique à un moindre degré. — Dissolu-tion de la société germaine : 1» de la peuplade ou tribu;2® de la bande guerrière. — Éléments du nouvel état social.
— lo De la royauté naissante ; — 2° de la féodalité nais-sante; — 3o de l’Église après l’invasion. — Résumé, , 198
NEUVIÈME LEÇON.
Objet de la leçon. — Idée fausse de la loi salique. — Histoirede la rédaction de cette loi. — Deux systèmes à ce sujet, —Dix-huit manuscrits. — Deux textes de la loi salique. — Del’ouvrage de M. Wiarda sur l’histoire et l’explication de laloi salique. — Préfaces jointes aux manuscrits. — Yaleurdes traditions nationales sur l’origine et la rédaction de laloi salique. — De ses dispositions. — Elle est essentiellementun code pénal.— 1° De l’énumération et de la définition desdélits dans la loi salique; 2» des peines; 3o de la procédurecriminelle.— Caractère transitoire de cette législation, 206
DIXIÈME LEÇON.
Objet de la leçon. — Le caractère transitoire de la loi saliquese trouve-t-il dans les lois des Ripuaires, des Bourguignonset des Visigoths? — lo De la loi des Ripuaires.— Des FrancsRipuaires. — Histoire de la rédaction de leur loi. — Soncontenu. — En quoi elle diffère de la loi salique. — 2o Dela loi des Bourguignons. — Histoire de sa rédaction. — Soncontenu. — Son caractère distinctif. — 3o De la loi des Vi-sigoths.— Elle intéresse plus l’histoire d’Espagne que l'his-toire de France. — Son caractère général. — Effet de lacivilisation romaine sur les Barbares.214
ONZIÈME LEÇON.
Perpétuité du droit romain après la chute de l’empire. — DeYhistoire du droit romain dans le moyen âge, par M. de Sa-vigny. — Mérites et lacunes de cet ouvrage. — lo Du droitromain chez les Visigoths. — Breviarium jéniani , recueillipar ordre d’Àlaric. — Histoire et contenu de ce recueil. —2o Du droit romain chez les Bourguignons. — Papiani res-ponsum, — Histoire et contenu de cette loi. — 3» Du droitromain chez les Francs. — Point de recueil nouveau. — Laperpétuité du droit romain prouvée par divers faits. — Ré-sumé.222
DOUZIÈME LEÇON.
Objet de la leçon. — De l’état de l’Église en Gaule du vie siècleau milieu du vni®. — Analogie de l’état primitif de la sociétéreligieuse et de la société civile. — De l’unité de l’Église,ou de la société spirituelle. — Des deux éléments ou con-ditions de la société spirituelle : lo Unité de la vérité,c’est-à-dire de la raison absolue; 2° Liberté des esprits,c’est-à-dire de la raison individuelle. — De l'état de cesdeux idées dans l’Église chrétienne du vi e au vm« siècle.—Elle adopte l’une et méconnaît l’autre. — De l’unité del’Église dans la législation. — Conciles généraux. — Diffé-rence entre l’Église d’Orient et l’Église d’Occident, quantà la poursuite des hérétiques. — Des rapports de l’Égliseavec l’État du ne au vme siècle : lo Dans l’empire d’Orient ;2° Dans l’Occident, et spécialement dans la Gaule-Franque.—• Intervention du pouvoir temporel dans les affaires del’Église, — du pouvoir spirituel dans les affaires de l’Etat.
— Résumé.229
TREIZIÈME LEÇON.
De l’organisation et de l’état intérieur de l’Église gallo-franquedu vi* au vme siècle. — Faits caractéristiques de l’état del’Église gauloise au v® siècle. — Que deviennent-ils aprèsl’invasion? — La domination exclusive du clergé dans lasociété religieuse continue. — Faits qui la modifient :lo Séparation de l’ordination et de la tonsure ; clercs nonecclésiastiques ; 2o Patronage des laïques sur les églisesqu’ils ont fondées; 3o Des oratoires ou chapelles particu-lières; 4o Des avocats des églises. — Tableau de l’organisa-tion générale de l’Église. — Des paroisses et de leurs prê-tres.— Des archiprétres et des archidiacres.—Des évêques.
— Des métropolitains. — Tentatives pour établir le pa-
triarcat en Occident. — Chute des métropolitains. — Pré-pondérance et despotisme de l’épiscopat. — Lutte desprêtres de paroisse contre les évêques. — Les évêquesl’emportent. — Le despotisme les corrompt. — Décadencedu clergé séculier. — Nécessité d’une réforme. . . 237
QUATORZIÈME LEÇON.
Histoire du clergé régulier, ou des moines, du iv® au vm e siè-cle. — Que les moines ont été d’abord des laïques. — Im-portance de ce fait. — Origine et développement progressifde la vie monastique en Orient. — Premières règles. —Importation des moines en Occident. — Ils y sont mal reçus.
— Leurs premiers progrès. — Différence entre les monas-tères orientaux et occidentaux. — Opinion de saint Jérômesur les égarements de la vie monastique. — Causes géné-rales de son extension. — De l’état des moines en Occident,au v® siècle. — Leur puissance et leur incohérence. —SaintBenoit. — Sa vie. — Il fonde le monastère du mont Cassin.
— Analyse et appréciation de sa règle. — Elle se répand
dans tout l’Occident, et y gouverne presque tous les monas-tères.247
QUINZIÈME LEÇON.
Des rapports des moines avec le clergé du iv* au vme siècle.
— Leur indépendance primitive. — Son origine. — Causesde son déclin. — lo A mesure que le nombre et le pouvoirdes moines augmentent, les évêques étendent sur eux leurjuridiction. — Canons des conciles. — 2° Les moines de-mandent et obtiennent des privilèges. — 3o Ils aspirent àentrer dans le clergé. — Dissidence et lutte à ce sujet parmiles moines eux-mêmes. — Les évêques repoussent d’abordcette prétention. — Ils y cèdent. — En entrant dans leclergé, les moines perdent leur indépendance. — Tyranniedes évêques sur les monastères. — Résistances des moines.
— Chartes concédées par les évêques à quelques monastè-res. — Les moines recourent à la protection des rois, à celledes papes. — Caractère et limites de cette intervention. —Similitude de la lutte des monastères contre les évêques, etde celle des communes contre les seigueurs féodaux, 256
SEIZIÈME LEÇON.
Du vi® au vin® siècle, toute littérature profane disparaît ; lalittérature sacrée reste seule. — Cela est évident daos lesécoles et dans les écrits de cette époque. — 1® Des écolesen Gaule du vi® au vin® siècle. — Écoles cathédrales. —Écoles de campagnes. — Écoles monastiques. — Ce qu’on yenseignait. — 2® Des écrits. — Caractère général de la litté-rature. — Elle cesse d’être spéculative et de recherchersurtout la science ou les jouissances intellectuelles; elle de-