ACTE il, SCÈNE V1E
II'HIGKME.
Vous triomphez, cruelle, et bravez ma douleur.
Je n’avais pas encor senti tout mon malheur :
Et \ ous ne comparez votre exil et ma gloireQue pour mieux relever votre injuste victoire.Toutefois vos transports sont trop précipités :
Ce même Agamemnon à qui vous insultez,
Il commande à la Grèce, il est mon père, il m’aime,Il ressent mes douleurs beaucoup plus que moi-même.Mes larmes par avance avaient su le toucher;
J’ai surpris ses soupirs, qu’il me voulait cacher.
Hélas! de son accueil condamnant la tristesse,
J’osais me plaindre à lui de son peu de tendresse !
SCÈNE VI.
ACHILLE, IPHIGÉNIE, ÉRIPHILE, DOR1S.achiixe.
Il est donc vrai, madame, et c’est vous que je vois!Je soupçonnais d’erreur tout le camp à la fois.
Vous en Aulide ! vous! lié! qu’y venez-vous faire?D’où vient qu’Agamemnon m’assurait le contraire?
ipiiigéme.
Seigneur, rassurez-vous : vos vœux seront contents;Iphigénie encor n’y sera pas long-temps.
SCÈNE VII.
ACHILLE, ÉRIPHILE, DORIS.
ACI1IIXE.
Elle me fuit! Veillé-je? ou 11 ’est-ce point un songe?Dans quel trouble nouveau cette fuite me plonge !
Madame, je ne sais si sans vous irriterAchille devant vous pourra se présenter :
Mais, si d’un ennemi vous souffrez la prière,
Si lui-même souvent a plaint sa prisonnière,
Vous savez quel sujet conduit ici leurs pas;
Vous savez....
ÉIÏIIMIII.E.
Quoi ! seigneur, ne le sa\ez-vous pas,
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