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II Des commencements de la réforme a notre temps.
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GUERRE ET PAIX DE 1531

sort pareil. Moines et religieuses rentrèrent dansleurs cellules abandonnées. Seuls, les réformés duToggenbourg, du Rheinthal et de la Thurgovie surent,grâce à leur ferme attitude, conserver le libre exer-cice de leur foi.

A. Glaris, l’ancien culte fut rétabli dans quatre pa-roisses. Soleure avait laissé un contingent se réunir àl’armée de la réforme. Les cinq cantons lui laissèrentle choix d’acheter la paix 800 couronnes ou d’abolir lanouvelle croyance. La multitude ayant témoigné hau-tement sa préférence pour le dernier parti, les amisde l’Evangile se virent contraints à transporter leursassemblées hors des murs, et bientôt, désespérantd’un rapprochement, ils essayèrent de conquérir parl’épée et par surprise le libre exercice de leur culte.Ils furent trahis ; mais les deux partis n’en prirent pasmoins les armes. (30 octobre 1533.) L’Aar les séparait.Les catholiques, maîtres de l’arsenal, avaient braquél’artillerie contre leurs adversaires. Le sang allait cop-ier, quand l’avoyer Wengi se précipita devant lespièces, en s’écriant : « Concitoyens, si vous voulezégorger vos frères, que je sois votre première vic-time. » La multitude recula étonnée; le feu cessa. Lesjours suivants, les réformés, réduits à reconnaître l’in-fériorité de leur nombre, se virent contraints à choisirentre leur patrie et leur foi. La conséquence de cettesituation fut l’émigration de soixante et dix familles.Les communes du bailliage de Bouchegg, sur lesquellesBerne avait le droit de haute justice, demeurèrentseules protestantes. Les Soleurois érigèrent, plustard, un monument à Wengi; mais, comme l’a bien