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Tome Premier.
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MARIE STUART.

Calder, chefs des presbytériens 1 ; les catholiquesextrêmes traversaient ses desseins en rappelant, àcette occasion, ses droits à la couronne d’Élisabeth.L’Ecossais Patrick Adamson publiait à Paris un livrelatin dans lequel il reconnaissait Marie Stuart commereine d’Angleterre et appelait son fils prince d’Ecosse,d’Angleterre et d’Irlande 2 .

Les instances adroites de Melvil ne conduisirentà aucun résultat décisif. Élisabeth, selon sa coutume,sut ne rien refuser et ne rien promettre. Mais leparlement d’Angleterre s’empara bientôt de cettegrave question que les communes voulaient résou-dre dans l’intérêt du protestantisme, et dès lors audétriment de Marie Stuart. Malgré les répugnancesd’Elisabeth, qui ne consentait pas à désigner un héri-tier , de peur d’affaiblir par là son autorité, lesdeux chambres, réunies le 2 octobre, s’occupèrentde la transmission du trône qu’elles croyaient rendrepacifique en la rendant légale. La délibération futpoussée assez loin, et la reine d’Angleterre, irritée,fit venir pour y mettre un terme les membres duparlement devant elle. Leur exposant sa politiqueégoïste, mais prévoyante, du ton le plus impérieux,elle leur dit que plusieurs d’entre eux lui avaient

1 Foster à Cecil, 19 septembre 1566. Au State Pap. Off.,et dans Tytler, t. YII , p. 49.

2 Lettre d’Élisabeth à Marie Stuart, du 2 décembre 1566.Labanoff, t. YII, p. 99, 100.