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Tome Premier.
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CHAPITRE V.

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les plus fortes, de 11e pas laisser un semblable crimeimpuni. « Te vous exhorte, ajoutait-elle, je vous con-seille et vous supplie de prendre ceste chose telle-ment à cueur, que n’ayez peur de toucher voyre leplus proche qu’ayez, et que nulle persuasion vousretienne à en faire exemple au monde qu’estes nobleprincesse et qu’estiez loyale femme l . » Ce fut éga-lement ce que lui écrivit de France, où on la croyaitcoupable, son ambassadeur l’archevêque de Glas-gow. Il l’informa, avec une honnêteté courageuse,du jugement sévère qu’on portait à cette occasiondans lès pays étrangers, sur le misérable état de souroyaume, sur la conduite honteuse de sa noblesseet sur elle-même. « Vous êtes, lui disait-il, calom-niée vous-même grandement, comme étant la prin-cipale cause de tout et comme ayant tout com-mandé. » Il la conjurait de tirer une vengeanceexemplaire de cet attentat, et il ajoutait : « Si ellen’est pas prise à l’instant, il vaudrait mieux pour vousavoir perdu la vie et tout 2 . »

Il y avait plus d’un mois que Darnley avait ététué, et Marie n’avait encore rien fait de ce qu’exi-geait la loi du royaume et de ce qu’aurait commandé

1 Labanoff, t. VII, p. 102 et 103.

2 « It bas pleasit god to conserve zovv to take a rigouronxvengence therof, that rather than it be not actualy taine,it appears to me better in this warld that ze had lost lifeandail. » Dans Keith, préface, p. îx.