CHAPITRE V.
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12 avril à Edimbourg produire et soutenir sescharges contre Bothwcll \
La notoriété publique dénonçait seule ce grandcriminel. Personne n’osait parler et n’était mêmeengagé à le faire. On n’avait pas accordé au serrurierqui avait'fabriqué les fausses clefs de l’appartementdu roi la sauvegarde qu’il réclamait afin de fournirdes révélations. « Comment, écrivait le comte deLennox à la reine, parvenir à la manifestation de lavérité tant qu’on découragerait ceux qui pourraientla dire et qu’on enhardirait ceux contre qui ellepourrait être dite en les laissant libres, grands à lacour, puissants auprès de sa royale personne? » Ildemandait donc leur arrestation conformément auxusages du royaume, et un délai qui permît de ras-sembler les preuves de leur crime, ajoutant quesans cela le procès n’était pas possible et ne seraitpas loyal 2 . Elisabeth invita, de son côté, MarieStuart à concéder au père et aux amis du roi mortle temps nécessaire pour mettre en évidence la cul-pabilité tles meurtriers. Elle l’avertit que son refustournerait grandement en soupçon contre elle , et l’en-gagea à donner occasion au monde de la déclarerinnocente d’un crime si énorme, car autrement elleserait repoussée par les princes et avilie auprès des
1 Male. Laing, t. 1, p. 61, et Tytler, t. VII, p. 95 à 97.
2 Lettre du comte de Lennox à Marie Stuart, du 11 avril1567, dans Keith, p."374, 375.
TOM. i.
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