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MARIE STUART.
portèrent à sa rencontre. A la place du lion d’É-cosse 1 , ils avaient peint sur leur bannière l’assassi-nat de Darnley. A côté du cadavre du roi gisantsous un arbre, ils avaient représenté son jeune filsà genoux s’écriant : 0 Dieu! juge et venge ma cause*\La vue de cette lugubre bannière avait ému le peu-ple d’Édimbourg, et exaltait au dernier point lessoldats confédérés. Les deux armées furent d’assezbonne heure en présence : celle des lords se postasur la hauteur de Musselbourg, à une demi-lieuede celle de la reine 3 . Séparées par un petit ruisseau,placées l’une et l’autre dans une position de difficileaccès, elles étaient à peu près d’égale force, maiselles différaient de composition et d’esprit. Du côtéde la reine, point ou presque pas de noblesse 4 , des
the morne at twa hours of die morning, thair trumpet blewand diey for the maist part maide thame till thair horses. »James Béton à l’archevêque de Glasgow, 17 juin 1567, dansLaing, t. II, p. 112.
1 « La royne en sa bandière portoyt un lion, qui sont lesarmes de ce royaume. » Du Croc à Charles IX, 17 juin 1567,dans Teulet, t. II, p. 177.
2 Récit du capitaine d’Inchkeith. Teulet, t. II, p. 164,165.—Lettre de Du Croc à Charles IX du 17 juin. Ibid .,p. 177.
3 Lettre de Du Croc à Charles IX. Ibid., p. 173. — Récitdu capitaine d’Inchkeith. Ibid., p. 163.
4 « En nostre armée il n’y avoit ni comte, ni grand sei-gneur, n’est milord Ross et milord Borthike. » Récit du ca-pitaine d’Inchkeith , dans Teulet, t. II, p. 166.