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Tome Premier.
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CHAPITRE VI.

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serviteurs chancelants, des soldats intimidés par laréprobation qui s’attachait à leur cause ; du côtécontraire, les seigneurs les plus considérables duroyaume, des troupes pleines de fanatisme et d’ar-deur, le désir de renverser un ambitieux et de punirun meurtrier.

Pendant que les deux armées étaient en face l’unede l’autre, l’ambassadeur de France Du Croc inter-vint comme médiateur au nom du roi son maître.Il se rendit d’abord dans le camp des confédérés.A ses offres de réconciliation, les lords répondirentque, pour éviter l’effusion du sang, ils étaient prêts,si la reine se séparait du malheureux qui la ; tenait 1 ,à la reconnaître, à la servir et à demeurer ses très-obéissants sujets; et que, si Bothwell voulait s’avan-cer entre les deux armées, il trouverait quelqu’un,sorti de leurs rangs, qui lui soutiendrait qu’il étaitle vrai meurtrier du feu roi, et que, s’il en deman-dait deux, quatre, dix, douze, ils se présenteraient.Du Croc leur exprima la répugnance qu’il avait àse charger de ces deux propositions. La premièreétait un abandon de Bothwell auquel la reine, selonlui, ne consentirait pas, et la seconde un combatsingulier qu elle ne tolérerait point. Mais les lordslui répliquèrent avec fermeté qu’il n’y avait rien

1 Du Croc à Charles IX, 17 juin 1567, dans Teulet, t. Il,p. 173. •