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Tome Premier.
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APPENDICES.

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Le même désaveu et le même reproche de falsification ont eulieu au sujet des lettres de Bothwell et dans d’autres rencontres.Voyons s’il n’y a pas des preuves même de la réalité de ces let-tres, manifestées par leur contenu. Dans les entretiens de MarieStuart avec Darnley, après son arrivée à Glasgow, la plupart desdétails qu’elle communique par sa longue lettre à Bothwell sontconformes à ceux que Darnley fait connaître à Crawford, lorsqueMarie Stuart vient de causer avec lui et que Crawford consigneimmédiatement dans un récit produit plus tard (9 décembre 1568)par lui sous serment, comme sa déposition à Westminster L AinsiMarie dit dans la lettre :

« Estant encore à quatre mille pas de la ville, vint à moy un gentil-homme (Crawford lui-même 1 2 ) envoyé par le comte de Lennos qui mesalua en son nom et l’excusa de ce qu’il ne m’estoit venu au-devant,disant qu’il ne l’avoit osé entreprendre, à cause que j’avoye tansé Cu-

ningham avec parolles aigres. Je respondi qu’il n’y avoit point de

remede contre la crainte. « ( l rc lettre dans les Mesmoires de VEs-tât , etc., t. I, p. 158 v°. — Anderson, t. II, p. 131, 132.)

Crawford parle de ce message dans sa déposition (Anderson , t. II,p. 168), et dit que la reine lui répondit :

« That there was no medicine against fear. (Crawford’s déposition, auSt. P. Office, dans Tytler, t. VII, p. 77.)

Marie parle des sentiments qu’exprima Darnley, de sa jeunesse,de ses repentirs, de son affection ( Mém. de F Estât , 1.1, p. 169 v° ;Anderson, t. II, p. 133,134), comme en dépose Crawford ( Craw~ford's déposition , dans Tytler, t. VII, p. 77). Marie parle de Wil-liam Heigate (Mémoires de VEstai, t. I, p. 160; Anderson, t. II,p. 134-, 135) ; Crawford dépose des mêmes choses sur le mêmesujet ( Déposition , dans Tytler, t. VII, p. 77). Marie mentionne lescraintes de Darnley en ces termes :

« Il dit qu’il estoit averty par Minto qu’on disoit qu’un du conseil m’a-voit apporté des lettres, afin de les signer pour le faire mettre en prisonvoire (s’il n’obéissoit) pour le tuer.... et qu’il ne croira jamais que moy

1 Ms. St. Pap. OfF. Crawford’s déposition, endorsed by Cecil, dans Tytler,t. VII, p. 79, note I. Tytler s’en est servi pour faire son récit de l’entrevue deMarie et de Darnley. Voir Anderson, t. IV, part, il, p. 169.

2 Déposition de Crawford dans Anderson, t. IV, p. 168.