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Tome Second.
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CHAPITRE VIII.

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clc sa citadelle. Le jugement de Lethington fut aussiimpossible que l’avait été son emprisonnement. Mur-ray en ordonna l’ajournement 1 , afin d’éviter unesentence d’absolution qui aurait été un triomphepour Lethington, une mortification pour lui.

Sa rupture avec un homme aussi capable et aussiaimé lui fit un grand tort dans le royaume ; elleajouta à la haine qu’on lui portait, et détacha de sesintérêts plusieurs de ceux qui avaient puissammentcontribué à son élévation après Carberry-Hill et dé-cidé sa victoire à Langside. Kirkaldy de Grange etAlexandre Hume furent de ce nombre. On l’accu-sait de perfidie envers Marie Stuart, de trahisonenvers Norfolk, de violence envers Châtellerault, dedéloyauté et d’ingratitude envers Letbington, deservilité envers Elisabeth. Bien que l’église presby-térienne le soutînt avec ardeur comme son utilechef, et que le peuple des villes lui fût favorable àcause de la vigueur de son administration et de larigide justice qu’il faisait observer partout, la ma-jeure partie de la noblesse le détestait et aspirait à lerenverser.

Pour affermir son autorité chancelante, Murraydemanda des secours en munitions et en argent àÉlisabeth 2 . Il demanda de plus que Marie Stuart fût

1 Tytler, t. VII, p. 297.

2 A note of the principal matters in Nicholas Elphinston’s