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Tome Second.
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MARIE STUART.

commodément avec son heureuse et puissante ri-vale. Tout avait échoué. Les Ecossais fidèles à sacause avaient été abattus par Murray en 1569, af-faiblis par Elisabeth en 1570; le mariage avec leduc de Norfolk avait rencontré peu de faveur enEcosse et une interdiction formelle en Angleterre;les catholiques anglais s’étaient soulevés deux foiset avaient été vaincus deux fois; l’accord négocié àCbatsworth, avec tant de concessions de sa part,était rejeté; la France lui faisait défaut et semblaitrenoncer à la vieille amitié de l’Ecosse pour en nouerune nouvelle avec l’Angleterre. Que lui restait-il àtenter ? Le roi Philippe II était son dernier moyende salut. Elle eut recours à lui et provoqua une in-vasion espagnole con\binée avec une insurrectionanglaise.

Afin de décider Philippe II à intervenir en ar-mes dans le royaume d’Angleterre, il fallait lui pro-mettre une assistance considérable, et lui donnerla certitude que le duc de Norfolk se soulèverait etse ferait catholique. Ce roi lent et circonspect avaitété détourné jusque-là d’une entreprise qui lui étaitreprésentée comme trop hasardeuse. Le duc d’Albesoutenait, depuis plus d’un an, que l’invasion del’Angleterre présentait les plus grandes difficultés,qu’elle exigeait des sommes considérables qui n’é-taient pas à sa disposition, qu’elle rencontrerait ladouble opposition de la France et de l’Allemagne,