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MARIE STUART.
gnit « qu’on lui ostat l’air et l’exercice 1 , » et qu’onla privât de recevoir des nouvelles de ses parents etde ses sujets et de leur écrire elle-même 2 . Sa santé,déjà ébranlée, s’altérait de plus en plus. Le procèsdu duc de Norfolk lui avait causé une très-grandeanxiété. Elle n’était pas sortie de sa chambre detoute une semaine 3 , pendant qu’on le jugeait, et,lorsqu’elle avait appris sa condamnation, elle avaitfondu en larmes 4 . Elisabeth, qui depuis quelquetemps avait cessé de répondre à ses lettres, rompitle silence en lui reprochant, (avec une sévéritémenaçante, ses passions désordonnées, ses fautesaveugles, ses complots continuels. Elle l’accusa d’a-voir détourné le duc de Norfolk de sa fidélité et des’être montrée ingrate envers elle, qui, disait-elle,l’avait soustraite à la poursuite de ses sujets, et dèslors à une mort ignominieuse. Marie Stuart, oppo-sant ses griefs réels aux prétendus bienfaits d’Elisa-
1 Marie Stuart à La Mothe Fénelon , 18 nov. 1571. Laba-noff, t. IV, p. 2.
2 Ibid., p, 18et 19.
s « Ail the last weke this queen did not ones loke out oflier chamber, hering that tlie duke stode upon bis arraigne-ment and tryall. » Lettre de sir Ralph Sadler à lord Burgh-ley, de Sheffield, le 21 janvier 1572, Ellis, Original letters , 'vol. Il, p. 331.
4 « For the which this queen wept very bitterly, s'o thatmy lady (la comtesse de Shrewsbury) founde ber ail to bewept and mourning, » Ibid . , p. 330.