Ul
MARIE STUART.
ronne, s’il était en désaccord avec les obligations,selon eux j supérieures de la conscience envers Dieu.Le plus hardi parmi eux, John Drurie, ministred’Édimhourg, fut exilé, et la lutte s’établit entreLennox et le presbytérianisme écossais. Le tout-puis-sant favori frappa l’Eglise calviniste sans l’intimider,Non-seulement il commença les hostilités contre leschefs religieux de la bourgeoisie des villes, mais illes étendit aux chefs politiques de la noblesse, quirelevaient en Écosse le parti anglais abattu depuis lamort de Morton, la fuite du comte d’Angus, ladispersion des Douglas et le découragement desErskine. Les jeunes comtes de Gowrie et de Mars’étaient mis à sa tête, et avaient vu se ranger der-rière eux les comtes de Glencairn, de Montrose,d’Églinton, de Rothes, les lords Lindsay, Boyd etplusieurs autres. Le changeant Argyle s’était joint àeux. Ils étaient vivement excités par le gouvernementd’Élisabeth l .
Cette reine n’avait rien oublié pour conjurer lespérils dont la menaçait le triomphe du parti hispano-français sur la frontière la plus catholique de sonroyaume. Elle avait eu, de ce côté, treize ans de sé-curité à peu près entière sous les régents Murray,Lennox, Mar et Morton, attachés tous les quatre aumaintien du protestantisme et à l’alliance de l’An-
‘ ‘Tytler, t. VIII, p. 103 à 121. ’ * .