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Tome Second.
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MARIE STUART.

tentent envoyées à leur adresse 1 , sans qu’on soup-çonnât qu’elles eussent été interceptées ou copiées.

Marie Stuart ignora d’abord le complot dirigécontre la vie d’Elisabeth. Morgan avait semblé pren-dre un soin particulier à l’en tenir éloignée. Il avaitdéfendu à Ballard de chercher, à communiquer avecelle. Il F avait en même temps avertie elle-mêmequ’un agent de ce nom se trouvait en Angleterre, oùil travaillait dans ses intérêts. — « Il y poursuit,lui disait-il, quelques affaires importantes dont l’issueest incertaine. Aussi longtemps qu’il s’en occupera,il ne convient pas au service de Votre Majesté d’en-trer en relation quelconque avec lui 2 . » Il ajoutait,toutefois, ces paroles bien propres à donner l’éveil àson esprit : — « L’affaire que lui et d’autres ontentre leurs mains, je prie Dieu de vouloir bien lamener à bonne fin, et alors Votre Majesté sera re-levée par la puissance de Dieu 3 . « Mais, ne pouvantpas garder jusqu’au bout la réserve qu’il sentait lebesoin de s’imposer pour la sûreté si menacée de samaîtresse, et que l’orgueil confiant des conspirateursobserve si difficilement, il allait plus loin dans unelettre écrite, le 24 juin (4 juillet, nouveau style), au

1 Mémoire de Chàteauneuf, p. 284, 285 du t. VI de La-banoff.

2 Lettre de Morgan à la reine d’Écosse, dans Murdin,p. 527.

* Ibid.