CHAPITRE X.
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secrétaire Curie. Faisant une allusion indiscrète auxdesseins meurtriers qu’il ne craignait pas de mettresous la protection de Dieu, il lui disait, du fond dela Bastille : — « Quoique en prison, je ne suis pasinoccupé au point de ne pas penser à la position deSa Majesté et à celle des serviteurs qui, commevous, souffrent avec elle, à leur honneur. Il y a tantde moyens préparés pour se débarrasser de la bêtequi trouble le monde entier 1 . »
Cependant, dès quelle crut pouvoir correspondresûrement avec ses anciens amis et les princes ses al-liés, Marie Stuart reprit les projets, auxquels elle re-venait sans cesse, de révolution catholique en Ecosseet d’invasion espagnole en Angleterre. Irritée au der-nier point contre son fils, depuis qu’elle avait apprisla ligue protestante conclue entre lui et la reine Eli-sabeth , elle résolut de transférer ses droits sur leroyaume d’Angleterre au grand défenseur du catho-licisme en Europe. Elle fit part de cette résolutionen ces termes à don Bernardino de Mendoza : —u Considérant l’obstination si grande de mon fils enl’hérésie (laquelle, je vous assure, j’ai pleurée et la-mantée jour et nuict plus que ma propre calamité),et prévoyant sur ce le dommage éminent qui est pourréussir (arriver) à l’Eglise catholique, lui venant à
1 u ...And there be many means in band to remove theIîeast that troubleth ail the world. » State Pap. Off., Morganto Curie, decipber by Phelipps. Tytler, t. VIII, p. 306.