à THtjhtre à'Anne £ Autriche. 393
Le Duc de Guife, donc le cœur alloicvoltigeant de paflion en paillon , aimoicalors Mademoifelle de Ponts, fille de laReine, belle, de bonne Maifon, & forecoquette : il lui avoit promis de l’époufer;quoiqu’en effet (comme je l’ai dit) il fûtmarié à la Comeeflè de Boflu en Flandres.Pour lui tenir fa promeffe, il fe réfolucd’aller à Rome, pour faire rompre fonmariage avec cette Dame : il partit dansce deflèin ; mais il n’y réuiîît pas. LePape lui refufa fa demande, & le contrai-gnit de fe tenir attaché à ce lien fi fâcheuxà tant de gens, parce qu’il eil indiffoluble.Ce voyage, entrepris pour de fi pauvresmotifs, eut, à l’égard de Mademoifellede Ponts, le fuccès que fa vanité méri-toit ; mais il eut des fuites confidérables,où deux grands Rois furent obligés deprendre part.
Pendant qu’on travailloit à contenterle Duc d’Engnien , qui defiroit beau-coup , & à qui on vouloit donner peude chofe, Moniteur le Prince fon peretomba malade, & mourut en trois jours.Ses charges & fes Gouvernements, étanttrès - confidérables , fervirent à payer aufils les dettes qu’il croyoit lui être dues.Il fut fâché fans doute d’avoir fi peuprdTé la conclufion de fon accommode-
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