à'Anna d'Autriche. (1658.) 299les intérêts de fa famille , quand ceuxdu Roi fon fils demandoient qu’elle y futinfenfible, en cette occafion qu’elle pou-voir faire des vœux pour la paix, quiétoit fouhaitée de tous les François, &donner au Roi fon fils la plus élevée &la plus illullre Princeflè du monde, elleen faifoit qui étoient aufli légitimes, qu’ilsécoient remplis d’ardeur. Ces premiersmoments lui furent d’autant plus doulou-reux, qu’il fallut qu’elle les fouffnt feule;& fans en efpérer le remede de la parcdu Roi fon fils; car elle avoir vu par lamaniéré dont il avoir vécu avec la Prin-ceflè Marguerite, que ce parti ne lui dé-plaifoit pas. Elle voulut néanmoins lui enparler le foir de l’arrivée de M de . de Sa-voye, & au Cardinal Mazarin, & leurfaire voir fes fentiments; mais le Roi quiavoit envie de fe marier, & qui n’avoitpoint été choqué du vifage & de la per-fonne de la Princeflè Marguerite, y réfiftafortement. Il dit à la Reine qu’il la vou-loir, & pouffa fa réfifiance jufqu’àlui direqu’enfin il étoit le maître. La Reine, quine pleuroit pas fouvent, jetta des larmes,& fentit une vive douleur de l’état decette affaire. Elle ordonna à fon Con*feffeur, à ce qu’il m’a dit depuis, de fairefaire des prières dans tous les Couvents
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