d’Anne d'Autriche, (i 660.) 375du Roi à l'Infante, écrire comme fi elleeût été déjà accordée. Il ne trouva pasles chofes en cec état, & le Roi d’Efpa-gne différa de le faire jufqu’à ce que cer-tains différends fuflènt terminés, qui n’a-voient pas été aflèz décidés dans le traitéde paix. Cela fut caufe que l’Evêque deFréjus n’ofa préfenter fa lettre à celle àqui elle écoit écrite. Il dit au Roi d’Ef-pagne qu’il l’avoit, & qu’il fouhaitoit paf-fionnément de la donner à l’Infante. CePrince lui répondit qu’il la gardât, & qu’iln’éroit pas encore temps; mais l’Evêquevoulant au moins la faire voir h l’Infante,afin de lui faire appercevoir l’impatiencedu Roi, il la porta cachée dans fa mainle jour qu’il eut audience d’elle, &Iuifai-fant des compliments de la part du Roi& de la Reine fa tante, il lui dit : Pero,Segnora , tengodedezirleunfecreto. (MaisMadame, j’ai à vous dire un fecret ). Ace mot à&fecreto ,’ elle jetta les yeux fine-ment autour d’elle, pour voir fi la Ca-marera Mayor & fes Duegnas * l’écou-toient, & laifla parler l’Evêque de Fré-jus. II continua fon difcours, & lui dit»en lui taillant voir la lettre : Quel Rey faSegnor , imaginando fermas dichofo d&lo que era , le avia ejcrito efta Carta ;
* Sa Dams d’Honnenr, & fes femmes.