aS Mémoires pour feryïr à l'IIifl.éloignées de l’objet de la mort, commen-cèrent à refpirer en repos. Le plaifir dela liberté , qu’ils envifagerent avec fescharmes ordinaires, & cette agréablepenfée dans ces premiers mouvements ,les confola de leur affliéhon. La Reine-IVlere fut la première qui dit à ceux quifans celle faifoient revivre le difcours dela mort du Cardinal , qu’il n’en falloirplus parler, qu’elle craignoit que le Roin’en fût malade, & qu’il falloir qu’il s’oc-cupât à quelque chofe de mieux qu’à desparoles inutiles.
Le Roi, depuis qu’il voyoit fon Minif-tre pencher vers fa fin, avoit montré qu’ilvouloit à l’avenir gouverner fon Royau-me. Il difoit qu’il n’approuvoit point lavie des Rois fainéants, & qui fe laiflèntmener par le nez. H ajoutoit lui-mêmeà cela qu’il voyoit bien qu’on pouvoirlui reprocher qu’il avoit fait ce qu’il blâ-moit ; mais il attribuoit fa conduite paf-fée à l’eftime qu’il avoit eue pour le Car-dinal , à caufe de fon habileté, & à cettefoumiflion & dépendance à laquelle fonenfance l’avoit accoutumé. La Reine famere, qui avoit fenri l’incommodité dujoug qu’elle s’étoit impofée, ne vouloitplus fe foumettre à d’autre puiflànce qu’àcelle du Roi fon fils-, fi bien qu’elle fou-