LETTRE Y111
SUITE DE LA PRECEDENTE.
Mission d’Arcadius. — Aventures d’Attale. (533-5C *»
Le petit-fils de Sidonius Apollinaris n’avait pas attenduà Clermont l’arrivée du roi Theoderik. Au bruit de lamarche des Franks, il avait quitté la ville en grandehâte et s’était réfugié à Bourges, sur les terres de sonpatron Hildebert. Obligé par crainte des habitants à tenirsa fuite secrète, Arcadius partit seul, abandonnant à lamerci des événements Placidina, sa mère, et Alcyma,sœur de son père : toutes deux, après l’occupation dupays, furent dépouillées de leurs biens et condamnées àl’exil *. Depuis lors Arcadius devint l’agent de confiancede Hildebert. Instrument passif des volontés du roi bar-bare, il les exécutait sans discussion et sans scrupule.L’une de ses ambassades eut pour résultat un crime fa-meux dans notre histoire, mais dont le récit, vague etmal détaillé chez les écrivains modernes, a besoin, si l’onpeut parler ainsi, d’être restitué d’après les textes : c’estle meurtre des enfants de Chlodomir.
Depuis la mort de ce roi, qui avait péri dans uneguerre contre les Burgondes. son héritage était demeuré
• Placidina vero mater ejus, et Alchima, soror patris ejus, compre-hen»æ, apud Cadurcum urbem rebus ablatis exsilio condemnatæ sunt.;Greg. Turon. Hist. Franc., lib. m, cap xij, apud Script rer. gallic. et fran-cic., 1. 11, p. 192.)