LETTRE XX.
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les avertissant que si, à l’avenir, ces églises lui criaientmerci, il ne voudrait ni ne pourrait leur dénier justice LCette lettre, conçue en termes vagues et assez doux, nefut suivie d’aucun etfet. Menacée par la ligue de tous lespetits seigneurs ecclésiastiques qui l’entouraient, la com-mune avait besoin d’envahir sur eux pour n’être pointécrasée; les bourgeois le sentaient, et ce sentiment lespoussait à l’obstination et à l’audace, quelque péril qu’ily eût pour eux. Les plaintes réitérées du clergé contrai-gnirent donc bientôt le roi d’adresser aux habitants deReims un avertissement plus sévère :
« Au maire et à la commune de Reims, Louis, par la« grâce de Dieu, roi des Français et duc des Aquitains,« salut et faveur.
« Il nous est très-pénible de voir que vous faites ce« qu’aucune autre commune n’a osé faire. Vous excédez« en tout point les bornes de la commune de Laon qui« vous a été donnée pour modèle, et ce que nommément.« nous vous avons défendu, savoir, de faire entrer dans« votre commune les quartiers et les villages du dehors,«vous le faites, avec audace et assurance. Les revenus« coutumiers des églises, possédés par elles depuis plu-« sieurs siècles, ou vous les leur enlevez vous-mêmes,« ou vous défendez aux sujets de les payer par l’autorité« de votre commune. Vous détruisez entièrement ou« vous diminuez les libertés, coutumes et justices appar-« tenant aux églises de Reims, et spécialement celles des« chanoines de l’église de Sainte-Marie, qui maintenant
1 « ...Alioquin illi ecclesiæ, et aliis post ries miserabiliter clamantibus,* a justitia deesse nec volumus, nec debemus, nec etiam possumus... »Epist. Ludovici Vil ad Majorera et Communiant Remensem , apud Script, rer.gullic. elfrancic., t. XVI, p. S.)