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Lettres sur l'histoire de France : pour servir d'introduction à l'étude de cette histoire / par Augustin Thierry
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LETTRE XX.

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ment, que l’ancien palais des archevêques redevînt lechef-lieu de leur seigneurie temporelle, et que personnecité en justice, ne fût obligé de comparaître au châteaude Porte - Mars '.

De pareils faits suffisent pour expliquer l’existenceorageuse des communes et l’ardeur avec laquelle unepopulation de marchands et d’artisans se jetait dans laguerre civile. Accoutumés par les habitudes paisibles denotre civilisation à voir dans le nom de bourgeois l’op-posé de celui de soldat, nous avons peine à comprendreces héros de l’industrie naissante, qui maniaient les armespresque aussi souvent que les outils de leurs métiers, etfrappaient de crainte jusque dans leurs donjons les filsdes nobles et des preux, quand le son du beffroi annon-iî çait au loin que la commune allait se lever pour la défensede ses franchises.

1 Precepimus eciam (sic), quod cives remenses vocati sive citati a dictoarchiepiscopo, vel ejus mandato, veniant ad domum suam que diciturPorta Martis, et ibidem placitent, et jura audiant, et aiia faciant que-cumque facerent in palacio remensi... (Sentence portée par Louis IXen 1236, Archives administratives de la ville de Reims, publiées par M Varin;t. I, deuxième partie, p. 603.)