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LK CII).
CHIMËNE.
Eh bien, sire, ajoutez ce comble à mon malheur,Nommez ma pâmoison reflet (le ma douleur :
IJu juste déplaisir à ce point m’a réduite :
Son trépas déroboit sa tète à ma poursuite;
S'il meurt des coups reçus pour le bien du pays,
Ma vengeance est perdue et mes desseins trahis ;
Une si belle lin m’esl trop injurieuse.
Je demande sa mort, mais non pas glorieuse,
Non pas dans un éclat qui l’élève si haut,
Non pas au lit d’honneur, mais sur un échafaud;
Qu’il meure pour mou père et non pour la patrie ;Que son nom soit taché, sa mémoire llétrie.
Mourir pour le pays n’est pas un triste sort,
C’est s’immortaliser par une belle mort.
J’aiine donc sa victoire, et je le puis sans crime :
Elle assure l’État, et me rend ma victime,
Mais noble, mais fameuse entre tous les guerriers,
Le chef, au lieu de fleurs, couronné de lauriers;
Et, pour dire en un mot ce que j’en considère,
Digne d’être immolé aux mânes de mon père...
Hélas! à quel espoir me laissé-je emporter!
Rodrigue de ma part n’a rien à redouter ;
Que pourraient contre lui des larmes qu’on méprise?Pour lui tout votre empire est un lieu de franchise;Là, sous votre pouvoir, tout lui devient permis;
Il triomphe de moi comme des ennemis.
Dans leur sang répandu la justice étoulféeAu crime du vainqueur sert d’un nouveau trophée :Nous en croissons la pompe, et le mépris des loisNous fait suivre son char au milieu de deux rois.
D. FEBNAHD.
Ma fille, ces transports ont trop de violence.
Quand on vend la justice on met tout en balance.
On a tué ton père, il étoit l’agresseur ;
Et la môme équité m’ordonne la douceur.
Avant que d’accuser ce que j’en fais paraître,
Consulte bien ton cœur; Rodrigue en est le maître,
Et ta flamme en secret rend grâces à ton roi,
Dont la faveur conserve un tel amant pour toi.