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Chefs-D'Œuvres dramatiques de P. Corneille : Avec les notes de tous les commentateurs
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ACTE IV, SCÈNE III.

LE VIEIL HORACE.

De tels remerciements ont pour moi trop d’éclat,

Et je me tiens déjà trop payé par les vôtresDu service d’un fils, et du sang des deux autres.

VALÈRE.

Il ne sait ce que c’est d’honorer à demi ;

Et son sceptre arraché des mains de l’ennemi

Fait qu’il tient cet honneur qu’il lui plaît de vous faire

Au-dessous du mérite et du fils et du père.

Je vais lui témoigner quels nobles sentimentsLa vertu vous inspire en tous vos mouvements,

Et combien vous montrez d’ardeur pour son service.

LE VIEIL HORACE.

Je vous devrai beaucoup pour un si bon office l .

SCÈNE III.

le vieil HORACE, CAMILLE.

LE VIEIL HORACE.

Ma fille, U n’est plus temps de répandre des pleurs s ,

Il sied mal d’en verser où l’on voit tant d’honneurs;

t Ici la pièce est finie, l’action est complètement terminée. Il s’agis-sait de la victoire, et elle est remportée ; du destin de Rome, et il estdécidé. (V.)

2 Voici donc une autre pièce qui commence ; le sujet en est bienmoins grand, moins intéressant, moins théâtral que celui de la première.Ces deux actions différentes ont nui au succès complet des Horaces.Il est vrai qu’en Espagne, en Angleterre, on joint quelquefois plu-sieurs actions sur le théâtre : on représente dans la même pièce lamort de César et la bataille de Philippes. Nos musas coiimus seve-riores.

Qu’en un lieu, qu’en un jour, un seul fait accompliTienne jusqu’à la fin le théâtre rempli.

Remarquez que Camille a été si inutile sur la fin de la premièrepièce, qu’elle n’a proféré qu’un hélas pendant le récit de la mort deCuriace.

Remarquez encore que le vieil Horace n’a plus rien à dire, et qu’ilperd le temps à répéter à Camille qu’il va consoler Sabine. (V.)