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CINNA.
LIVIE.
Donnez moins de croyance à votre passion.
AUGUSTE.
Ayez moins de foiblesse, ou moins d’ambition.
LIVIE.
Ne traitez plus si mal un conseil salutaire.
AUGUSTE.
Le ciel m'inspirera ce qu’ici je dois faire.
Adieu : nous perdons temps.
LIVIE.
Je lie vous quitte point,
Seigneur, que mon amour n’ait obtenu ce point 1 .
AUGUSTE.
C’est l’amour des grandeurs qui vous rend importune 2
LIVIE.
J’aime votre personne, et non votre fortune.
(Elle est seule.)
il m’échappe; suivons, et forçons-le de voirQu’il peut, en faisant grâce, affermir son pouvoir,
Et qu’enfm la clémence est la plus belle marqueQui fasse à l’univers connoître un vrai monarque.
SCÈNE IV 8 .
«
ËMILIE, FULVIE.
EMILIE.
D’où me vient cette joie, et que mal à propos,
mettre toute sa province, pour rimer à prince; et toute sa provinceest une expression bien malheureuse, surtout quand il s’agit de l’empireromain. (V.)
1 Ce mot point est trivial et didactique. Premier point, secondpoint, point principal. (Y.)
2 C’est l’amour des grandeurs qui vous rend importune,
augmente encore la faute qui consiste à faire rejeter par Auguste untrès bon conseil, qu’en effet il accepte. (V.)
3 La scène Teste vide; c’est un grand défaut aujourd'hui, et danslequel même les plus médiocres auteurs ne tombent pas. Mais Cor-