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ACTE II, SCÈNE V.
POLYF.FCTF.
O vci’lu trop parfaite, et devoir trop sincère ',
Aine vous devez coûter de regrets à Sévère !
Qu’aux dépens d’un beau leu vous me rendez heureux 2 !Et <pie vous êtes doux à mon cœur amoureux!l'Ius je vois mes défauts et plus je vous contemple,
Elus j’admire...
SCÈNE V. ■
EOLYEUCTE, PAULINE, NÈARQUE , STR ATONICE,CLÉON.
CLÉOX.
Seigneur, Félix vous mande au temple;l.a victime est choisie, et le peuple à genoux;
Et pour sacrifier on n’attend plus que vous.
POLYECCTE.
Va, nous allons te suivre. Y venez-vous, madame?
PAU UN R.
Sévère craint ma vue, elle irrite sa flamme;
Je lui tiendrai parole, et ne veux plus le voir.
Adieu : vous i’y verrez; pensez à son pouvoir,
El ressouvenez-vous que sa valeur est grande 3 .
POLYECCTK.
Allez, tout sou crédit n'a rien que j’appréhende;
1 Un devoir n’est ni sincère ni dissimulé; et Polyeucte ne doit pasdire que sa femme doit coûter des regrets à Sévère; c’est l'encouragerà t'aimer. Qui jamais a parlé à sa femme du beau feu de V amant desu femme? Pauline a un étrange beau-père et un étrange mari. Sansl’amour et le caractère de Sévère, la pièce était très hasardée ; et l’hôtelde liambouillet pouvait avoir pleinement raison. Jusqu’ici il n’y aencore rien de tragique; e'est une femme qui veut que son mari mé-nage son amant, et qui se ménage eile- même entre l'un et l’autre. (V.)— Un étrange beau-père, nous en convenons, car sa politique est à lafois artificieuse et basse; mais loin d’être un personnage étrange, Po-lycucte est souvent sublime. (P.)
~ Les dépens d’un beau feu ne devaient avoir place que daDS lesromans de Scudéri. (V.)
•’ Le sens est, songez, mon mari, que mon amant est un grand sei-gneur qu’il ne faut pas choquer ; cela semble avilir son mari. \Y.)